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L’Iran exhorte le Conseil de sécurité de l’ONU à rompre son silence sur les menaces et les crimes de guerre des États-Unis

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Photographies des élèves tués lors du bombardement de l'école de Shajareh Tayyebah à Minab, dans le sud de l'Iran. ©IRNA

L’ambassadeur et représentant permanent de l’Iran auprès des Nations unies a appelé le Conseil de sécurité à rompre son silence sur les menaces des États-Unis contre la République islamique d’Iran et les violations systématiques du droit international humanitaire lors de la récente guerre d’agression illégitime.

L’ambassadeur et représentant permanent de l’Iran auprès des Nations unies, Amir-Saeed Iravani, a fait ces déclarations mercredi dans un discours prononcé devant le Conseil de sécurité de l’ONU lors d’un débat ouvert sur la « protection des civils ».

Il a déploré l’incapacité du Conseil de sécurité à assumer ses responsabilités face aux crimes de guerre commis par les États-Unis et le régime israélien lors de leur agression militaire contre l’Iran.

Il a également vivement critiqué les régimes agresseurs pour avoir délibérément ciblé des civils et des infrastructures civiles, notamment une école primaire dans la ville méridionale de Minab, ce qui a causé la mort de plus de 168 élèves et membres du personnel scolaire innocents.

« Le Conseil de sécurité ne doit pas rester silencieux ni indifférent face aux menaces répétées et quotidiennes du président des États-Unis contre l’Iran, y compris des menaces explicites de bombarder l’Iran “jusqu’à le ramener à l’âge de pierre”, de détruire ses infrastructures énergétiques, économiques et industrielles, de viser ses scientifiques nucléaires et hauts responsables, et même une rhétorique suggérant la destruction de la civilisation iranienne », a fait remarquer le diplomate iranien.

« La normalisation de telles menaces de recours à la force, de tels actes d’agression et de telles rhétoriques incendiaires par un membre permanent du Conseil de sécurité crée un dangereux précédent. »

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Par ailleurs, Amir-Saeed Iravani a affirmé que les États-Unis et le régime israélien, ainsi que ceux qui ont aidé et facilité leur agression, devraient assumer l’entière responsabilité juridique et internationale de leurs crimes abominables commis contre le peuple iranien.

« Aucun État ne devrait être autorisé à se protéger derrière des prétextes politiques alors qu'il viole la Charte [des Nations unies] et cible impunément les civils », a-t-il alarmé.

Le diplomate iranien a en outre exhorté la communauté internationale à réaffirmer son engagement envers les principes fondamentaux de la Charte des Nations unies, notamment l’égalité souveraine des États, le non-recours à la force, le règlement pacifique des différends et le plein respect de l’intégrité territoriale et de l’indépendance politique des États.

Il a également souligné que les mesures légales prises par l’Iran pendant la guerre étaient conformes au droit légitime de la nation à la légitime défense, rejetant les tentatives de déformer la réalité sur le terrain qu'il juge infondées et motivées politiquement.

L’agression non provoquée des États-Unis et d’Israël contre l’Iran a commencé le 28 février avec des frappes aériennes, qui ont fait tomber en martyr de hauts responsables et commandants iraniens ainsi que des citoyens ordinaires.

Les forces armées iraniennes ont lancé 100 vagues de frappes de représailles réussies contre des cibles américaines et israéliennes sensibles et stratégiques dans toute la région.

Le 8 avril, quarante jours après le début de la guerre, un cessez-le-feu provisoire négocié par le Pakistan est entré en vigueur, suivi d'un premier cycle de négociations entre Téhéran et Washington qui n’a pas d'ailleurs abouti à un accord en raison des exigences excessives des États-Unis.

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Téhéran n’a pas accepté un second cycle de pourparlers, les autorités invoquant les exigences excessives de Washington et la piraterie contre les navires iraniens comme principaux obstacles à la fin de la guerre.

Les États-Unis ont unilatéralement prolongé la trêve après son expiration, mais ont imposé un « blocus naval » inhumain à l’Iran.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV