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Ghalibaf met en garde contre une nouvelle escalade : « Nous ferons regretter l’ennemi »

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf. ©IRNA/Archives

Les mouvements de l’ennemi indiquent qu’il tente de déclencher une nouvelle phase de guerre, dans l’espoir de voir la République islamique d’Iran capituler, a affirmé le président du Parlement iranien.

« Les mouvements manifestes et clandestins de l’ennemi montrent que, parallèlement aux pressions économiques et politiques, il n’a pas renoncé à ses objectifs militaires et tente de lancer une nouvelle phase de guerre et de poursuivre son aventurisme ». Voici les termes utilisés par Mohammad Bagher Ghalibaf, dans un message audio adressé au peuple iranien, diffusé ce mercredi 20 mai.

M. Ghalibaf, a avant tout martelé que les forces armées iraniennes sont totalement prêtes et résolues à faire regretter à l’ennemi la moindre tentative contre le pays.

« Contrairement aux postures qu’il adopte, l’ennemi est pris au piège d’un défi stratégique », a-t-il affirmé, évoquant la hausse des prix de l’essence, les turbulences sur le marché obligataire, les taux d’intérêt et l’inflation aux États-Unis.

« Ces conditions ont créé un tel mécontentement populaire que même un grand nombre des soutiens de Trump considèrent désormais la guerre américaine contre l’Iran comme une guerre d’Israël et comme une violation des promesses de campagne [électorale] de Trump », a-t-il souligné.

Selon le président du Parlement iranien, cette situation chaotique fait hésiter le président américain entre deux options : la première consiste à donner la priorité à l’arrêt de la guerre, en acceptant le coût d’une défaite ; la seconde consiste à relancer la guerre ou à poursuivre le blocus naval afin de faire pression sur l’Iran pour l’amener à capituler.

Il a ajouté qu’une évaluation attentive de la situation américaine montre que Washington s’accroche encore à l’illusion erronée de la soumission de l’Iran.

« Face à un tel plan, nous devons briser les erreurs de calcul de l’ennemi en renforçant notre préparation à une riposte [militaire] puissante et efficace à toute éventuelle attaque, et en augmentant notre résilience économique, de manière à décevoir l’espoir de l’ennemi d’une capitulation de l’Iran, afin qu’il soit contraint d’accepter les demandes légitimes du peuple iranien dans le cadre de négociations », a-t-il déclaré.

Il a assuré la nation iranienne que les forces armées du pays ont mis à profit la période de cessez-le-feu pour reconstruire leurs capacités militaires.

Dans la foulée, M. Ghalibaf a ajouté que les forces armées iraniennes disposent aujourd’hui d’un niveau de préparation tel qu’elles surprendront l’ennemi et lui feront assurément regretter toute nouvelle agression contre l’Iran.

À noter que les États-Unis et Israël ont lancé le 28 février une guerre d’agression non provoquée contre l’Iran, assassinant le Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, et frappant des installations nucléaires, des écoles et des hôpitaux.

En riposte, dans le cadre de l’opération Vraie Promesse IV, l’Iran a mené des frappes de missiles et de drones contre les positions des États-Unis et d’Israël.

Le 8 avril, un cessez-le-feu négocié par le Pakistan est entré en vigueur, mais le blocus naval américain des ports iraniens se poursuit.

Téhéran a refusé de rouvrir le détroit d’Ormuz tant que le blocus ne sera pas levé et que la guerre ne prendra pas fin de manière définitive.

Les pourparlers de paix sont au point mort après le rejet, par Washington, de la contre-proposition iranienne, qui exige des compensations de guerre, la levée des sanctions et le respect de la souveraineté de l’Iran sur le détroit.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV