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Les TPE françaises mettent en garde contre une économie fragilisée par la guerre en Asie de l'Ouest

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Les dirigeants de très petites entreprises (TPE) se disent préoccupés par le contexte international, surtout les conséquences de la guerre en Asie de l'Ouest. (Photo d'illustration)

Les chefs d’entreprise français, en particulier les dirigeants de très petites entreprises (TPE), se disent préoccupés par le contexte international, surtout en raison de la guerre en Asie de l’Ouest. Hausse des coûts énergétiques, ralentissement de l’activité et montée du chômage alimentent un climat d’inquiétude grandissant dans l’ensemble de l’économie française.

Alors que les discours officiels mettent l’accent sur la résilience de l’économie nationale, de nombreux patrons estiment que la guerre en Asie de l’Ouest fragilise l’économie française. La flambée des cours de l’énergie et le ralentissement placent les entreprises en première ligne d’un choc dont l’ampleur reste incertaine.

L’économie française entre dans une phase de turbulences sous l’effet de la guerre d’agression non provoquée de l’alliance américano-israélienne contre l’Iran. Selon une enquête menée par la Banque de France auprès de 8 500 entreprises, « la résilience de l’économie française commence à être mise à l’épreuve ». Son chef économiste, Xavier Debrun, pointe « les premiers effets du choc » provoqué par la guerre en Asie de l’Ouest : la hausse des prix et le ralentissement de l’activité.

Les indicateurs s’assombrissent. Après une croissance nulle au premier trimestre, l’activité devrait marquer le pas au deuxième. Mais les services marchands patinent, tandis que l’industrie, malgré le soutien du secteur de la défense, subit des tensions sur les approvisionnements en matières premières pétrolières. Les faillites frôlent les 70 000 en mars, ce qui est considéré comme un niveau préoccupant.

Le baromètre Ifop-Fiducial réalisé en avril — alors que l’Iran faisait face à l’offensive menée par l’alliance américano-israélienne — révèle l’ampleur du malaise chez les très petites entreprises, pilier du tissu économique français.

Parmi les sujets les plus préoccupants pour l’état de leurs affaires, 60 % de ces entreprises s’inquiètent du contexte international, surtout en ce qui concerne les conséquences de la guerre américano-israélienne contre l’Iran et ses impacts sur le commerce international et la navigation des pétroliers. Ils citent également la politique étrangère offensive des États-Unis en tant que source d’inquiétude pour le marché (25 %).

L’augmentation des coûts constitue la principale menace : 46 % craignent une hausse des prix de l’énergie et 43 % une hausse du coût de leurs achats, tandis que le pouvoir d’achat se situe déjà à son plus bas niveau depuis 2013.

Face à cette situation, 90 % des dirigeants de très petites entreprises (TPE) prévoient déjà des mesures d’adaptation : réduction des dépenses (70 %), report d’investissements (56 %) ou répercussion des hausses de coûts sur les prix (55 %). Beaucoup de gens rationalisent donc leurs déplacements face à la hausse des carburants.

François Villeroy de Galhau a ainsi alerté, le 13 mai : « Cela peut être dur pour les chefs d’entreprise, d’autant que c’est une succession de chocs depuis le Covid […] Plus le conflit dure, plus il a des effets économiques négatifs. »

Les patrons, des TPE aux plus grandes structures, scrutent avec anxiété l’évolution de la guerre en Asie de l’Ouest et ses retombées sur la demande, les chaînes d’approvisionnement et la confiance des consommateurs.

Dans un contexte d’incertitude persistante, leur vigilance traduit une crainte partagée : celle d’un nouveau choc que l’économie française aurait du mal à absorber sans dommages durables, alors que la hausse du chômage pointe le bout de son nez.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV