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Bahreïn : des manifestants dénoncent la répression du régime d’Al Khalifa contre les partisans de l’Iran

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Cette capture d’écran montre des manifestants bahreïnis qui ont dénoncé la campagne de répression du régime de Manama contre les sympathisants de l’Iran, lors d’une manifestation dans le village de Diraz, à Bahreïn, le 12 mai 2026.

Des dizaines de manifestants ont organisé un rassemblement à Bahreïn pour dénoncer les mesures répressives du régime d’Al Khalifa à l’encontre des personnes qui expriment leur sympathie envers l’Iran ou affichent leur soutien aux opérations de représailles iraniennes menées dans le contexte de la guerre d’agression américano-israélienne.

Mardi soir, les manifestants sont descendus dans les rues du village de Diraz, situé sur la côte nord du royaume riverain du golfe Persique. Ils ont scandé des slogans condamnant la campagne de répression menée par le régime de Manama contre les musulmans chiites et contre toute personne qui fait l’éloge des frappes iraniennes.

Les manifestants ont dénoncé les mesures brutales prises par les forces du régime bahreïni, notamment les détentions arbitraires et la révocation de la citoyenneté des dizaines de ressortissants bahreïnis qui ont manifesté de la sympathie envers l’Iran.

Cette mobilisation a eu lieu alors qu’au cours de ces derniers jours, des forces masquées du régime d’Al Khalifa ont enlevé des dizaines de religieux chiites, parmi lesquels Jamil al-A’ali, Mahmoud al-A’ali, Radhi al-Qaffas et Jassim al-Mu’min, sous prétexte d’accusations sans fondement.

Selon les informations disponibles, ils ont été transférés vers un lieu inconnu, et leur sort reste incertain.

Dans un communiqué publié le 9 mai, le ministère bahreïni de l’Intérieur a indiqué que les autorités ont arrêté 41 personnes, accusées d’être liées au Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI), sans fournir de précisions sur les activités qui leur sont reprochées.

Quelques jours plus tôt, le 27 avril, le régime de Manama avait révoqué la citoyenneté de 69 personnes et de leurs familles, les accusant d’avoir exprimé leur soutien aux frappes de représailles iraniennes contre des cibles militaires américaines et israéliennes en Asie de l’Ouest, dans le contexte de l’offensive sanglante et non provoquée contre l’Iran.

Le ministère de l’Intérieur de Bahreïn avait alors prétendu, dans un autre communiqué, que ces personnes avaient également publié sur les réseaux sociaux des messages « glorifiant » ou « soutenant » les mouvements de résistance dans la région.

Le régime d’Al Khalifa, qui persécute depuis longtemps les musulmans chiites et les militants pro-démocratie à Bahreïn, a intensifié ses mesures répressives depuis le début de l’offensive américano-israélienne contre l’Iran, lancée le 28 février.

Les autorités bahreïnies ont qualifié les opérations de missiles et de drones de la République islamique d’Iran visant les intérêts américains sur le territoire du royaume « d’atteinte à leur souveraineté », et ont adopté, au sein du Conseil de coopération du golfe Persique (CCGP), la position la plus dure à l’égard de Téhéran.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV