Les forces de sécurité du régime bahreïni ont arrêté des dizaines de personnes pour avoir manifesté leur soutien à la République islamique d’Iran et glorifié les opérations de représailles iraniennes, dans le contexte de la guerre d’agression menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran.
Dans un communiqué publié samedi, le ministère bahreïni de l’Intérieur a affirmé que les 41 personnes arrêtées étaient liées au Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI), sans toutefois fournir de détails sur les activités, qui leur sont reprochées.
Les autorités ont indiqué que les suspects étaient placés en garde à vue dans l’attente du déroulement des procédures judiciaires. Ces arrestations font suite à des enquêtes sur des « contacts avec des entités étrangères ». Le ministère a également annoncé qu’il renforçait les mesures de contrôle pour identifier d’éventuels membres d’un prétendu réseau.
Le 27 avril, le ministère de l’Intérieur avait déjà annoncé la révocation de la citoyenneté de 69 individus et de leurs familles. Cette sanction visait ceux qui avaient « exprimé leur soutien aux attaques de représailles de l’Iran » contre les intérêts militaires américains et israéliens en Asie de l’Ouest, lors de l’offensive sanglante et non provoquée contre le pays. Selon le communiqué, ces personnes avaient également publié des messages sur les réseaux sociaux « glorifiant et soutenant » les mouvements de résistance régionaux.
Un mois plus tôt, un groupe d’opposition bahreïni avait dénoncé la mort d’un jeune homme, torturé à mort par les forces du régime des Al Khalifah alors qu’elles cherchaient à lui extorquer des aveux compromettants contre l’Iran.
La Société Al-Wefaq a indiqué dans un communiqué que les forces de sécurité avaient arrêté Sayyed Mohammed al-Moussawi, ainsi que plusieurs autres jeunes, à un point de contrôle sur l’île d’al-Muharraq. Ils ont été ensuite emmenés vers un lieu inconnu sans aucune justification officielle.
Alors que la famille de Moussawi ignorait totalement son sort, elle a été choquée de recevoir son corps quelques jours plus tard, portant les traces évidentes de tortures.
Le régime des Al Khalifah, connu pour sa répression chronique envers les musulmans chiites et les militants pro-démocratie à Bahreïn, a considérablement durci ses mesures répressives depuis le début de l’offensive américano-israélienne contre l’Iran, le 28 février.
Les autorités bahreïnies, qui prétendent que les frappes de missiles et de drones iraniennes visant les intérêts américains sur leur territoire constituaient des « attaques contre leur souveraineté », ont adopté la position la plus intransigeante parmi les membres du Conseil de coopération du Golfe (Persique) à l’égard de Téhéran.