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La Havane qualifie le secrétaire d’État américain de menteur

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le ministre cubain des Affaires étrangères Bruno Rodriguez (D) et son homologue américain Marco Rubio. (Photo combiné d'IRNA)

Le ministre cubain des Affaires étrangères a vigoureusement réagi aux récentes déclarations de son homologue américain, qualifiant de « mensongères » les affirmations niant l'existence d'un embargo pétrolier contre Cuba.

Dans un message publié sur son compte X, Bruno Rodriguez a rappelé qu'en dépit des dénégations de Washington, la réalité du terrain est sans appel : au cours des quatre derniers mois, seule une cargaison de combustible a pu être acheminée vers l'archipel.

Le chef de la diplomatie cubaine a martelé : « Il y a quelques heures, le secrétaire d'État américain a osé prétendre qu'il n'existait aucune sanction pétrolière visant Cuba. Il a délibérément choisi de mentir, entrant ainsi en contradiction flagrante avec les directives du président et les porte-paroles de la Maison-Blanche».

M. Rodriguez a apporté des précisions chronologiques sur cette escalade : le 29 janvier, le Donald Trump a ratifié un décret imposant des tarifs douaniers punitifs à toute nation exportant du carburant vers Cuba. Cette mesure a été durcie le 1er mai par un nouveau décret instaurant des sanctions secondaires contre le secteur énergétique. « Nos fournisseurs subissent des manœuvres d'intimidation et des menaces directes, ce qui constitue une entrave caractérisée au libre-échange et à la liberté de navigation », a souligné le ministre.

De son côté, le secrétaire d'État Marco Rubio s'est obstiné à nier mardi la mise en place d'un blocus énergétique, malgré la signature par le locataire de la Maison-Blanche, vendredi dernier, d'un décret élargissant les sanctions sous couvert de « sécurité nationale ». Marco Rubio a d'ailleurs tenu des propos alarmants, suggérant qu'après avoir «parachevé la mission» en Iran, l'administration américaine prendrait le contrôle de Cuba de façon imminente, évoquant le déploiement potentiel du porte-avions USS Abraham Lincoln.

Réagissant à ces menaces, le président cubain Miguel Diaz-Canel a averti que Washington portait les tensions militaires à un seuil critique. Tout en affirmant que La Havane ne capitulerait jamais devant l'agresseur, il a qualifié ces nouvelles mesures coercitives de preuve irréfutable de la « banqueroute morale » de l'administration américaine.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV