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Trump s’en prend de nouveau au pape et l’accuse de mettre en danger les catholiques

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Le président américain Donald Trump, qui multiplie récemment les attaques verbales contre le pape Léon XIV, chef de l’Église catholique, s’en prend de nouveau au souverain pontife, l’accusant d’avoir « mis en danger beaucoup de chrétiens ».

Le président américain lui reproche de trouver acceptable que l’Iran possède l’arme nucléaire. « Moi, je ne pense pas que ce soit une bonne idée », a déclaré Donald Trump lors d’une interview, rapporte le journal britannique The Guardian.

« Je crois qu’avec de tels propos, il met en danger beaucoup de gens et beaucoup de catholiques », a-t-il poursuivi.

Ceci intervient alors que le pape Léon a à plusieurs reprises condamné la guerre contre l’Iran, ainsi que l’aggravation de la crise au Liban et en Asie de l’Ouest, appelant à un cessez‑le‑feu et à un dialogue entre les parties.

Cette nouvelle réaction de Trump intervient à la veille de la visite du secrétaire d’État américain Marco Rubio au Vatican, prévue pour apaiser les tensions croissantes entre la Maison‑Blanche et le Saint‑Siège, provoquées par la condamnation par le pape de la guerre menée par les États‑Unis et Israël contre l’Iran.

La visite de Rubio, qui coïncide avec le premier anniversaire de l’élection de Léon XIV au pontificat, a été planifiée après que Trump a violemment attaqué le pape, en avril, le qualifiant de « faible » et prétendant qu’il ne « remplissait pas correctement son rôle ».

Peu après, Trump avait partagé une image de lui-même, générée par intelligence artificielle, le représentant sous les traits de Jésus. Il a supprimé le poste après la polémique, en déclarant qu’il s’agissait d’une photo de lui en tant que « médecin ».

Marco Rubio a tenté de minimiser les divergences entre le pape et Trump, niant que sa visite avait pour but de réparer la rupture entre les deux parties. « Ce voyage était prévu de longue date». Cependant, il est évident que beaucoup de choses sont survenues depuis, et il y a beaucoup de sujets à discuter avec le Vatican », a‑t‑il déclaré.

Au cours de ce déplacement, le secrétaire d’État américain doit rencontrer le pape au Vatican le jeudi 7 mai. Il s’entretenir vendredi matin avec le cardinal Pietro Parolin, numéro deux du Saint‑Siège, puis discutera avec la Première ministre italienne Giorgia Meloni et le ministre italien des Affaires étrangères Antonio Tajani.

L’un des objectifs affichés du séjour de Rubio est également de renforcer les relations avec l’Italie, après un refroidissement notable. Meloni, autrefois proche alliée de Trump en Europe, a critiqué les attaques du président américain contre le pape et réagi aux menaces proférées par Washington de retirer leurs troupes d’Italie en raison du refus de Rome de soutenir la guerre contre l’Iran.

Le vice‑président américain J.D. Vance a lui aussi critiqué le pontife, appelant le Vatican à « s’en tenir aux questions morales » et exhortant le pape à la prudence « lorsqu’il s’exprime sur la théologie et la guerre ».

À rappeler que Rubio et Vance avaient assisté à la messe d’inauguration du pape en mai 2025 et lui avaient remis, lors d’une audience privée, une invitation officielle de Donald Trump à se rendre à la Maison‑Blanche — invitation à laquelle le pape n’a, à ce jour, toujours pas répondu.

Dans sa plus récente déclaration, prononcée dimanche 3 mai à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le pape a évoqué les journalistes tués dans les zones de conflit, y voyant « un signe alarmant de la poursuite des violations de la liberté des médias ». Il a appelé à protéger les journalistes et à préserver la libre circulation de l’information.

Condamnant la violation persistante de la liberté de la presse dans le monde, il a rendu hommage « à ceux qui ont perdu la vie en cherchant la vérité », rappelant : « Nous célébrons aujourd’hui la Journée mondiale de la liberté de la presse. Malheureusement, ce droit est souvent violé — parfois de manière flagrante, parfois plus insidieuse ».

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SOURCE: FRENCH PRESS TV