Le président américain Donald Trump a attaqué le souverain pontif pour sa condamnation de l'agression israélo-américaine contre l'Iran, déclarant qu'il n'appréciait pas le chef de l'Église catholique.
Lors d'une séance de questions-réponses avec des journalistes à bord d'Air Force One dimanche, le président américain a déclaré : « Nous n'apprécions pas un pape qui croit qu'il est acceptable de posséder l'arme nucléaire… C'est un homme qui pense que nous ne devrions pas jouer avec un pays qui souhaite se doter de l'arme nucléaire pour détruire le monde », ajoutant : « Je n'apprécie pas le pape Léon. »
L'Iran affirme poursuivre un programme nucléaire pacifique et, à ce titre, a non seulement signé le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), mais a également autorisé l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à inspecter pleinement ses installations nucléaires.
L'AIEA a confirmé à plusieurs reprises n'avoir trouvé aucune trace de programme militaire nucléaire en Iran et que Téhéran respecte l'ensemble des réglementations de l'agence.
Le pape Léon XIV, premier de nationalité américaine, a pris position de plus en plus fermement contre la guerre d'agression menée par les États-Unis et Israël. La semaine dernière, il a condamné la rhétorique et les menaces de Donald Trump contre le peuple iranien, les qualifiant de « véritablement inacceptables ».
Les déclarations du président prononcées devant les journalistes à la base aérienne d'Andrews sont intervenues peu après la publication d'un message virulent contre le souverain pontif sur sa plateforme de médias sociaux, Truth Social.
« Le pape Léon est FAIBLE face à la criminalité, et catastrophique en matière de politique étrangère », a-t-il écrit, ajoutant qu'il ne souhaite pas d'un pape qui approuve le fait que l'Iran possède l'arme nucléaire ou qui juge « terrible que l'Amérique ait attaqué le Venezuela… Et je ne veux pas d'un pape qui critique le président des États-Unis ».
Le 8 janvier, les forces spéciales américaines ont envahi Caracas, la capitale vénézuélienne, et ont enlevé le président Nicolas Maduro et son épouse, Cilia Flores.
Trump a ensuite affirmé que Leo « ne figurait sur aucune liste de candidats potentiels au pontificat et n'y avait été placé que parce qu'il était américain, car ils pensaient que c'était le meilleur moyen de gérer le président Donald J. Trump ».
L'agression criminelle américano-israélienne contre l'Iran a débuté le 28 février par des frappes aériennes qui ont assassiné de hauts responsables et commandants iraniens, dont le Leader de la Révolution islamique, l'Ayatollah Seyyed Ali Khamenei.
Les forces armées iraniennes ont riposté en lançant des opérations quasi quotidiennes de missiles et de drones ciblant des positions israéliennes dans les territoires palestiniens occupés, ainsi que des bases et des installations militaires américaines dans toute la région.
Le 8 avril, le Conseil suprême de sécurité nationale iranien a annoncé la conclusion d'un accord de cessez-le-feu temporaire négocié par le Pakistan, après que les États-Unis ont accepté la proposition iranienne en dix points.
Une délégation iranienne de haut niveau, conduite par le président du Parlement, Mohammad Baqer Qalibaf, est arrivée à Islamabad vendredi pour participer aux négociations avec la délégation américaine, menée par le vice-président J.D. Vance.
Le premier cycle de négociations entre l'Iran et les États-Unis s'est soldé par un échec.
Ces pourparlers, qui se sont déroulés ce week-end, constituaient les premières négociations directes de haut niveau entre Téhéran et Washington depuis le début du conflit israélo-américain contre l'Iran.