Le président américain Donald Trump a annoncé la suspension de son « Projet Liberté », une nouvelle aventure militaire interventionniste destinée à rouvrir le détroit d'Ormuz, en raison du contrôle strict exercé par l'Iran sur cette voie maritime.
Donald Trump a fait cette annonce mercredi 6 mai sur sa plateforme Truth Social, au lendemain du lancement du projet.
Présenté comme un effort « humanitaire », le projet visait à libérer les navires marchands bloqués dans le détroit en permettant aux forces américaines de les guider vers des eaux internationales, hors du détroit d’Ormuz.
En retour, le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a averti que toute action maritime contraire aux directives de la marine iranienne exposerait ses auteurs à de « graves risques ».
Le général de brigade Hossein Mohebbi, porte-parole du CGRI, a martelé que tout navire en infraction serait « arrêté de force », qualifiant de « sans fondement » les allégations contradictoires sur la gestion du golfe Persique.
La RII a fermé le détroit d’Ormuz à ses ennemis et à leurs alliés à la suite d’une offensive non provoquée, lancée le 28 février par les États-Unis et Israël contre l’Iran.
Le mois dernier, le pays a considérablement renforcé ses contrôles maritimes, notamment après l’annonce par Donald Trump d’un blocus illégal visant les navires et ports iraniens — une mesure en violation du cessez-le-feu que le président américain avait, lui-même, décrété quelques semaines plus tôt.
Vendredi, la marine du CGRI s’est engagée à appliquer la directive « historique » émise la veille par le Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Mojtaba Khamenei, concernant le golfe Persique et le détroit d’Ormuz.
L'Ayatollah Khamenei avait affirmé que les puissances étrangères aux complots « sinistres » visant le golfe Persique n'avaient aucune place dans la région, « si ce n'est au fond de ses eaux ».
S'ajoutant à ses propos, Donald Trump a prétendu que sa « décision » de suspendre le projet reposait « en partie sur les progrès considérables accomplis en vue d’un accord complet et définitif » avec l’Iran.
Cependant, Téhéran a catégoriquement rejeté toute reprise des négociations tant que le blocus américain demeurait en vigueur.
Parallèlement, des observateurs, qui ont commenté la publication du président américain, mettent en garde contre la volonté de ce dernier d'instrumentaliser cette annonce pour masquer la perspective d'une nouvelle agression imminente.