TV

Budget de 270 millions de dollars approuvé par Israël pour relier ses colonies illégales en Cisjordanie

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Des grues dans la colonie d'Ariel. (AFP)

Dans le cadre de son expansion coloniale, le régime israélien a approuvé un budget de 270 millions de dollars pour la construction de routes qui serviront de liaison entre les colonies illégales implantées en Cisjordanie occupée, au moment où la violence des colons s’intensifie et des Palestiniens sont contraints de quitter leurs foyers.

D’après le quotidien israélien Haaretz, le plan prévoit plus d’un milliard de shekels affectés à la connexion de nouvelles colonies. Une première phase y consacrerait environ trois millions de shekels pour des travaux de planification et de conception, devant être finalisés dans un délai de 45 jours.

Le régime de Tel-Aviv a indiqué que le financement du projet proviendra de crédits supplémentaires du ministère des Finances, dirigé par la figure d’extrême droite Bezalel Smotrich, ce qui signalerait une accélération visant à consolider les infrastructures des colonies.

Des estimations font état d’environ 750 000 colons résidant aujourd’hui en Cisjordanie, dont quelque 250 000 dans la ville occupée d'al-Qods, dans des implantations largement considérées comme illégales au regard du droit international.

Cette annonce intervient alors que se poursuivent des attaques de colons contre des communautés palestiniennes, en particulier dans les zones rurales.

Dans la ville de Turmus Ayya, à l’est de Ramallah, des colons ont agressé des agriculteurs palestiniens pendant qu’ils travaillaient sur leurs terres, les obligeant à se retirer sous la menace des forces israéliennes.

Selon la Commission de résistance à la colonisation et au mur, l’escalade de la violence des colons a entraîné le déplacement d’au moins 79 communautés bédouines palestiniennes, affectant plus de 4 700 personnes réparties entre 814 familles. Il s’agit là, de l’une des plus graves vagues de déplacement forcé observées au cours de ces dernières années.

L’expansion des infrastructures des colonies, conjuguée à la hausse de la violence sur le terrain, met en lumière une réalité de plus en plus marquée de fragmentation territoriale et des pressions exercées sur les communautés palestiniennes à travers la Cisjordanie occupée.

Alors que l’attention mondiale est accaparée par la guerre lancée par les États‑Unis et Israël contre l’Iran, des colons extrémistes armés ont intensifié une vague d’attaques brutales contre les Palestiniens en Cisjordanie occupée.

Selon une enquête menée par le New York Times, au moins 13 personnes ont été tuées, des centaines blessées et des familles entières déplacées depuis fin février.

Les actes d’agression sont devenus une réalité quotidienne, avec une moyenne de près de sept attaques par jour. Elles ne montrent aucun signe de diminution, même après que les États‑Unis et l’Iran ont convenu d’un cessez-le-feu temporaire le 8 avril. Les colons ont même osé faire état de leurs crimes sur les réseaux sociaux. À titre d’exemples, un groupe s’est vanté d’avoir frappé 40 localités palestiniennes, blessé 79 personnes, incendié 63 voitures et 32 bâtiments, et déraciné des centaines d’oliviers, au cours du mois juif se terminant en avril.

Partager Cet Article
SOURCE: FRENCH PRESS TV