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L’Iran examine la réponse américaine au plan en 14 points transmis par des médiateurs pakistanais

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Esmaïl Baghaï, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.

L’Iran a confirmé avoir reçu dimanche via des médiateurs pakistanais la réponse des États-Unis au plan en 14 points proposé par Téhéran. Pour l’heure, la République islamique d’Iran examine le document.

 

« Les Américains ont transmis leur réponse au plan en 14 points de l’Iran à la partie pakistanaise, et nous sommes en train de l’examiner », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, lors d’une interview télévisée.

La proposition iranienne vise exclusivement à mettre fin à l’agression américano-israélienne contre l’Iran et aux hostilités dans la région. Elle ne contient aucune disposition relative au programme nucléaire iranien.

« Le plan que nous avons présenté est axé sur la fin de la guerre. Cette proposition ne contient absolument aucun détail concernant les questions nucléaires du pays », a déclaré M. Baghaï.

Il a réfuté un récent article d’Al Jazeera qui prétendait que le plan en 14 points de l’Iran prévoyait une suspension de 15 ans des activités nucléaires iraniennes et une éventuelle coopération américano-iranienne sur les opérations de déminage dans le détroit d’Ormuz.

« Ce sont là, à mon avis, des fabulations de certains médias. Rien de tel n’est stipulé dans le plan », a-t-il précisé.

Il a souligné que les questions nucléaires récemment soulevées avaient été abordées lors de négociations précédentes entre Téhéran et Washington et n’avaient rien à voir avec le plan actuel.

Les États-Unis et Israël ont attaqué l’Iran à la mi-juin 2025 et à la fin du mois de février 2026 alors que Téhéran était en pleines négociations diplomatiques indirectes avec Washington au sujet de son programme nucléaire pacifique.

La priorité immédiate de l’Iran, en matière diplomatique et sécuritaire, est l’arrêt de la guerre dans toute la région, y compris au Liban, a affirmé le diplomate avant de préciser : « Quant aux autres questions, les décisions seront prises en temps voulu. Comme je l’ai dit, à ce stade, nous nous concentrons sur la fin de la guerre et nous n’avons aucune négociation nucléaire en cours. »

Le cadre proposé repose sur une cessation initiale des hostilités, suivie d’une période de 30 jours durant laquelle les dispositions détaillées seraient examinées. « L’Iran n’accepte fondamentalement aucune négociation sous ultimatum ou sous contrainte de délais imposés », a-t-il affirmé.

Le porte-parole a démenti les spéculations médiatiques selon lesquelles certains pays auraient été désignés comme garants d’un éventuel accord entre l’Iran et les États-Unis.

 

 

Téhéran ne compte pas sur les engagements de Washington comme « garanties », mais le levier d’influence de l’Iran provient plutôt de sa propre puissance et de ses propres capacités nationales.

« La puissance sur le champ de bataille et les leviers d’action sont les garanties les plus importantes pour la mise en œuvre de tout accord potentiel », a-t-il expliqué.

L’agence IRNA a rapporté vendredi que Téhéran avait transmis jeudi soir au Pakistan le texte de son dernier plan.

Le 28 février 2026, les États-Unis et Israël ont lancé une guerre d’agression non provoquée contre l’Iran. Le Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, a trouvé la mort en martyr. Des installations nucléaires, des écoles, des hôpitaux et des infrastructures civiles ont été ciblés. 

En représailles, les forces armées iraniennes ont mené plusieurs vagues de frappes de missiles balistiques et hypersoniques et de drones dans le cadre de l’opération Vraie Promesse IV contre des bases militaires américaines à travers l’Asie de l’Ouest et des positions israéliennes dans les territoires occupés.

Le 8 avril, quarante jours après le début du conflit, un cessez-le-feu temporaire négocié par le Pakistan est entré en vigueur. L’Iran et les États-Unis ont tenu une série de discussions intensives à Islamabad le 11 avril afin de parvenir à un accord permanent, mais celles-ci se sont soldées par un échec après 21 heures, l’Iran invoquant les « exigences excessives » de Washington.

Le 21 avril, le président américain Donald Trump a annoncé une extension sine die du cessez-le-feu entre Téhéran et Washington.

Les autorités iraniennes ont déclaré que Washington devait lever son blocus illégal des ports iraniens avant le début d’une nouvelle série de négociations. Car tant que le blocus serait en vigueur, le pays n’aurait aucune intention de rouvrir le détroit d’Ormuz.

En outre, le blocus américain des ports iraniens n’a pas réussi à couper les revenus pétroliers de l’Iran.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV