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La majorité des bases américaines en Asie de l’Ouest endommagées lors des frappes de représailles iraniennes (CNN)

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Capture d’écran d’une vidéo enregistrée lors d’une frappe de représailles lancée par l’Iran pendant l’Opération Vraie Promesse IV contre des cibles américaino-israéliennes en Asie de l’Ouest.

Une nouvelle enquête de CNN a révélé que la majeure partie des installations militaires des États-Unis en Asie de l’Ouest ont essuyé des dommages à la suite des frappes menées par l’Iran et ses alliés. Ceci suscite des inquiétudes à Washington concernant la résilience des infrastructures régionales américaines.

Selon l’enquête, dont les résultats ont été publiés par la chaîne vendredi 1er mai, au moins 16 sites militaires américains situés dans huit pays de la région ont été visés.

Dans plusieurs cas, les dégâts ont été décrits comme suffisamment importants pour rendre les installations ciblées « pratiquement hors d’état de fonctionner ».

Les résultats indiquent que les sites touchés représentent la majorité des positions militaires américaines dans la région, selon un conseiller à la Chambre des représentants — au fait des évaluations des dommages — qui s’est exprimé auprès de CNN.

Cette enquête s’appuie sur des dizaines d’images satellites, ainsi que sur des entretiens menés avec des sources aux États-Unis et dans les États arabes riverains du golfe Persique.

Les responsables cités dans le rapport ont formulé des appréciations divergentes quant à l’ampleur des destructions.

« Il existe une palette d’évaluations », a déclaré une source, ajoutant : « D’un point de vue assez spectaculaire, pour certains, l’ensemble de l’installation est détruit et doit être mise à l’arrêt. D’autres responsables estiment au contraire que ces infrastructures valent la peine d’être réparées, compte tenu de leur importance stratégique pour les États-Unis ».

Un autre responsable américain, au courant de la situation, a toutefois déclaré : « Je n’ai jamais vu quelque chose comme cela auparavant ».

D’après des images satellites analysées par CNN, les frappes ont été centrées sur des actifs militaires de grande valeur, notamment des systèmes radar, des infrastructures de communications et des aéronefs.

« Il est notable qu’ils aient vraiment identifié ces installations comme les cibles les plus rentables », a indiqué le conseiller parlementaire. « Nos systèmes radar sont nos ressources les plus coûteuses et les plus limitées dans la région ».



Ces remarques interviennent alors que beaucoup de ces systèmes sont décrits comme coûteux et difficiles à remplacer.

L’impact financier des frappes de représailles iraniennes est apparu au premier plan. Le contrôleur financier du département de la Guerre des États-Unis, Jules Hurst III, a déclaré aux députés américains que la guerre avait déjà coûté aux États-Unis 25 milliards de dollars.

Toutefois, une autre source proche du dossier a indiqué que des estimations internes évaluent le coût à un montant nettement supérieur, entre 40 et 50 milliards de dollars.

Ces évolutions ont également suscité des inquiétudes au sein des partenaires régionaux de Washington.

« La guerre nous a montré que l’alliance avec les États-Unis ne peut pas être exclusive et qu’elle n’est pas “imprenable” », a déclaré une source saoudienne à CNN.

À noter que les forces armées de la République islamique d’Iran ont commencé, le 28 février, à mener des frappes de représailles contre les positions américano-israéliennes dans la région, peu après le déclenchement de la guerre non provoquée par les États-Unis et Israël contre l’Iran.

Au cours d’au moins 100 vagues de frappes de représailles, les forces armées iraniennes ont porté des coups décisifs à des installations stratégiques et sensibles des États-Unis sur une vaste zone de la région, notamment en Arabie saoudite, à Bahreïn, aux Émirats arabes unis, en Jordanie, au Koweït et au Qatar.

Des installations militaires appartenant au régime israélien ont été également touchées à travers les territoires occupés.

Les mouvements de résistance régionaux, notamment au Liban et au Yémen, ont coopéré avec les forces armées iraniennes pour porter des coups durs aux ennemis américano-israéliens.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV