Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a appelé la communauté internationale à agir avec fermeté pour obtenir la libération des navires de la Flottille Global Sumud-2, et a condamné l’interception par le régime israélien des bateaux comme un acte flagrant de piraterie maritime et de terrorisme d’État.
Le porte-parole de la diplomatie iranienne a qualifié l’attaque israélienne contre les navires humanitaires dans les eaux internationales de « piraterie » et d’« acte terroriste d’État », exhortant l’ONU à demander des comptes au régime de Tel-Aviv. I
l a précisé que la mission de la flottille était de briser le blocus brutal de Gaza et de livrer une aide vitale au peuple palestinien opprimé. Il a ainsi dénoncé cet assaut, qui constituait une attaque contre les valeurs humanitaires et contre la conscience éveillée de l’humanité.
Esmaïl Baghaï a exhorté tous les pays, les organisations internationales et l’opinion publique mondiale à condamner la violation systématique du droit international par le régime israélien, à exiger la libération immédiate de tous les détenus et à apporter un soutien total à la campagne humanitaire pour Gaza.
L’armée d’occupation israélienne a intercepté 22 navires de la Flottille Global Sumud-2 dans les eaux internationales au large de la Grèce tard mercredi, à des centaines de kilomètres de Gaza.
Selon les organisateurs, ces bateaux, qui participaient à la deuxième mission humanitaire Sumud, étaient partis du port de Barcelone, en Espagne, pour acheminer de l’aide humanitaire à la bande de Gaza assiégée.
Les forces israéliennes ont pris d’assaut les navires, détruit les moteurs et le matériel de navigation, et brouillé les appareils de communication ; puis ont laissé plusieurs embarcations à la dérive à l’approche d’une tempête.
Au moins 211 militants, dont un conseiller municipal de Paris, auraient été arrêtés, puis conduits vers les territoires palestiniens occupés par le régime sioniste. Pourtant, les autorités du régime sioniste font état de 175 arrestations.
Gaza subit le blocus israélien depuis 2007, blocus qui a été considérablement durci après la guerre génocidaire d’octobre 2023 menée par Israël contre la population gazaouie.
Bien qu’un cessez-le-feu fragile ait été mis en place en octobre 2025, la situation humanitaire ne cesse de se dégrader dans la zone assiégée palestinienne.
Un responsable de l’ONU a averti cette semaine que les 2,1 millions d’habitants de la bande de Gaza sont confrontés à des attaques incessantes de l’armée israélienne, et subissent une insécurité alimentaire aiguë et les conséquences de l’insuffisance des services de base qui sont au bord de l’effondrement.
La première flottille humanitaire Samud a été interceptée par Israël en octobre 2025, entraînant l’arrestation de plus de 450 personnes, dont la célèbre militante Greta Thunberg.
Dans le cadre de la mission Sumud-2, plus de 80 navires ont initialement appareillé d’Europe du Sud. Au moins 22 d’entre eux ont été arraisonnés par la marine israélienne près de l’île grecque de Crète.
La condamnation internationale a été immédiate : l’Italie a exigé la libération de ses ressortissants, l’Espagne a dénoncé une saisie illégale en demandant la suspension du partenariat UE-Israël, et la Turquie a qualifié l’attaque israélienne d’« acte de piraterie ».