L’ambassadeur et représentant permanent d'Iran auprès de l’Office des Nations unies et d’autres organisations internationales à Vienne a dénoncé les États-Unis pour avoir « faussement présenté » les activités nucléaires pacifiques iraniennes comme une menace pour pouvoir mener, en collaboration avec leur allié israélien, deux agressions illégales contre l’Iran.
« Les États-Unis et le régime israélien, qui possèdent eux-mêmes des armes nucléaires, ont imposé, en moins de neuf mois entre 2025 et 2026, des attaques militaires illégales contre l’Iran, dont le programme nucléaire civil est placé sous la supervision de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) », a fait remarquer Reza Najafi, ce mercredi 29 avril, lors de la 11e session de la Conférence d’examen des Parties au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), tenue au siège de l’ONU à New York. Il a fait ainsi référence à la guerre de douze jours en juin 2025 ainsi qu’à la guerre déclenchée le 28 février.
« L’uranium enrichi iranien a toujours été placé sous la stricte supervision de l’AIEA et comptabilisé jusqu’au dernier gramme », a-t-il soutenu. « À ce jour, aucun rapport ne fait état du détournement d’un seul gramme de cette matière. Pourtant, les Américains l’ont faussement présenté comme un danger. »
« L’objectif était une fois de plus de détourner l’attention des 55 années de non-respect flagrant par les États-Unis de leurs obligations en matière de désarmement nucléaire et de diaboliser l’Iran pour l’envahir. »
Par ailleurs, a poursuivi l’ambassadeur iranien, les responsables israéliens ont avancé un « gros mensonge », selon lequel l’Iran serait à quelques semaines de se doter de l’arme nucléaire, afin de détourner l’attention des atrocités commises par ce régime et de son programme d’armement nucléaire clandestin.
M. Najafi a également évoqué les frappes américano-israéliennes lancées depuis le 28 février, qui ont visé des infrastructures civiles iraniennes — établissements scolaires, hôpitaux, ponts, habitations, mosquées, églises, synagogues et sites historiques — et assassiné le Leader de la Révolution, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, qui avait émis une fatwa (décret religieux) interdisant les armes nucléaires et autres armes de destruction massive, tuant également plus de 3 400 civils.
Dans un seul cas, 168 enfants innocents, âgés de 7 à 12 ans, ont été impitoyablement tués lors d’une triple frappe contre une école primaire de filles dans la ville de Minab, dans le sud de l’Iran, a-t-il poursuivi.
M. Najafi a par ailleurs critiqué le Conseil de sécurité de l’ONU, le Conseil des gouverneurs de l’AIEA et son directeur général pour avoir omis de prononcer ne serait-ce qu’une simple condamnation verbale de la tragédie de Minab tout en adoptant des résolutions anti-iraniennes.
« Cette inaction et cette indifférence indiquent que le monde s’enfonce dans le déclin moral et juridique. L’apaisement et le silence envers les agresseurs ne reviennent-ils pas à les aider et à les encourager ? Cela ne risque-t-il pas de les inciter à commettre des crimes encore plus brutaux contre d’autres nations ? » s’est-il interrogé.
En outre, l’envoyé iranien a souligné les menaces que représente Israël pour la paix régionale, car ce régime a refusé de signer le TNP, mène des activités nucléaires clandestines et possède des dizaines d’ogives nucléaires, ses responsables menaçant, même ouvertement, de les utiliser.
L’envoyé iranien auprès de l’ONU a en outre dénoncé les « efforts systématiques et persistants » d’un groupe d’États visant, selon lui, à diaboliser le droit inaliénable à l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire ou à l’associer artificiellement à des préoccupations de prolifération.
Il a conclu en avertissant que les garanties de l’AIEA sont mises en œuvre de manière « très discriminatoire, politisée et excessivement restrictive » pour contraindre les pays du monde à renoncer à leur droit inhérent de développer un cycle national du combustible nucléaire.
« Le pire, c’est que les États-Unis – l’un des dépositaires du Traité – contraignent publiquement et explicitement l’Iran à renoncer totalement à l’exercice de ce droit inhérent », a-t-il affirmé.
« Et, lorsque cette demande illégale a été catégoriquement rejetée, les États-Unis, de concert avec un régime non partie au TNP doté de l’arme nucléaire, ont mené deux guerres d’agression et ciblé massivement les installations nucléaires pacifiques sous protection d’un État partie. »
Les États-Unis et Israël ont mené deux guerres criminelles contre l’Iran : celle de 12 jours en juin 2025 et celle de 40 jours le 28 février 2026, marquées par des frappes aériennes ayant assassiné de hauts responsables et commandants iraniens.
En réponse à ces deux guerres imposées, les forces armées iraniennes ont mené des vagues de frappes réussies contre des cibles américaines et israéliennes sensibles et stratégiques dans toute la région.