Selon un responsable du ministère iranien de la Défense, le transit maritime à travers le détroit d’Ormuz sera possible après la guerre à condition de respecter strictement les protocoles de sécurité de la République islamique d’Iran.
Le général de brigade Reza Talaï-Nik, vice-ministre iranien de la Défense, a affirmé que l’Iran autoriserait le passage à travers le détroit d’Ormuz après la fin de l’agression américano-israélienne, à condition que des protocoles garantissant la sécurité de l’Iran soient respectés.
Lors d’une réunion des ministres de la Défense de l’Organisation de coopération de Shanghai, tenue ce mardi à Bichkek, capitale du Kirghizistan, le général de brigade Reza Talaï-Nik a déclaré que l’Iran reconnaît les préoccupations internationales concernant les restrictions actuelles imposées à la navigation maritime dans le détroit d’Ormuz.
Il a toutefois précisé que ces restrictions constituent une réponse aux attaques américano-israéliennes contre l’Iran, qui ont commencé fin février et ont pris fin avec un cessez-le-feu le 8 avril.
Le général Talaï-Nik a ajouté que l’Iran autoriserait le transport maritime commercial à travers ce passage stratégique, essentiel pour les expéditions mondiales de pétrole et de gaz, si la guerre contre l’Iran cessait définitivement.
« L’autorisation d’une circulation fluide des navires marchands sera envisagée après la fin de la guerre, à condition que des protocoles de sécurité établis par l’Iran soient respectés », a-t-il indiqué.
Ses propos interviennent alors que le gouvernement et le Parlement iraniens s’efforcent de mettre en place un nouveau cadre juridique pour la navigation maritime dans le détroit d’Ormuz.
Selon les autorités iraniennes, ce nouveau système prévoit une interdiction totale pour les navires appartenant au régime israélien ou liés à ce régime, tandis que les navires liés à des pays hostiles et à leurs affiliés seront soumis à des restrictions.
L’Iran envisage aussi d’instaurer un système de péage pour le passage à travers le détroit, afin de compenser les pertes subies à cause des années de sanctions économiques imposées par les pays occidentaux.
Les restrictions actuelles ont provoqué une forte hausse des prix internationaux du pétrole, accentuant la pression sur les États-Unis et l’Europe. Les experts estiment que l’Occident devrait parvenir à un compromis avec l’Iran afin de permettre un retour à la normale du transit maritime à travers le détroit d’Ormuz.