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Ursula von der Leyen : L'objectif commun de l'Europe est de négocier une fin durable à la guerre

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

Ursula von der Leyen a déclaré ce vendredi aux journalistes, en marge du Conseil européen à Chypre : «Nous saluons la prolongation du cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran, ainsi que celui entre le Liban et Israël. Notre objectif commun est désormais de négocier une fin durable à la guerre».

Il convient de rappeler que le cessez-le-feu entre la République islamique d'Iran, les États-Unis et le régime sioniste a été instauré pour deux semaines le 19 avril 1405 (calendrier perse), après la guerre du Ramadan, qui a duré 40 jours et qui a débuté le 21 mars 1405 (calendrier perse), marqué par le martyre du Guide suprême de la Révolution islamique et de plusieurs responsables. Ce cessez-le-feu visait à créer une opportunité de solutions diplomatiques pour mettre un terme définitif au conflit. Ce cessez-le-feu a été unilatéralement et indéfiniment prolongé par le président des États-Unis le 1er avril 1405, après l'échec de la Maison Blanche sur le plan diplomatique.

La République islamique d'Iran, par sa présence active, responsable et diplomatique lors du premier cycle de pourparlers d'Islamabad, a démontré sa volonté sincère et concrète de parvenir à une paix durable et juste. L'Iran a toujours insisté sur le fait qu'il est prêt à conclure un accord durable et fiable qui garantisse les intérêts du pays et prévienne d'éventuelles violations futures.

Sans désigner l'agression des États-Unis et du régime sioniste comme la cause de l'insécurité et des perturbations dans le détroit d'Ormuz, Ursula von der Leyen a réitéré l'appel de l'Europe à la réouverture de cette voie maritime internationale essentielle. Elle a décrit que la fin durable à la guerre devait « inclure le rétablissement de la pleine et permanente liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz, sans perception de droits de passage ».

Ces déclarations interviennent alors que la République islamique d'Iran a exposé à plusieurs reprises sa position juridique concernant le détroit d'Ormuz et ce que certains qualifient de « complications ». L'Iran n'a pas signé la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de 1982 et, de ce fait, ne considère pas que les obligations découlant de ce document, notamment le régime de « passage en transit », lui soient contraignantes.

Lors de la signature de cette convention, Téhéran a également publié une déclaration interprétative soulignant que ses dispositions ne lient que les États membres et que la République islamique d'Iran ne se considère pas tenue d'accepter certains des arrangements contenus dans ce document, y compris le passage en transit.

En conséquence, l'approche juridique iranienne concernant les détroits repose sur le concept de « passage inoffensif », qui trouve son origine dans la Convention de Genève de 1958, une convention que l'Iran a rejoint. Dans le cadre du passage inoffensif, les navires sont autorisés à traverser les eaux territoriales, à condition que ce passage ne mette pas en danger la sécurité, l'ordre public ou les intérêts de l'État côtier. En cas de violation de ces conditions,

l'État côtier peut prendre les mesures nécessaires pour l'empêcher, et la République islamique d'Iran souligne que ses actions dans le détroit d'Ormuz s'inscrivent également dans ce cadre.

Du point de vue iranien, les coûts proposés dans les plans de gestion du détroit d'Ormuz ne se limitent pas à de simples droits de transit, mais couvrent des services tels que la sécurité maritime, la surveillance environnementale et, le cas échéant, les opérations de sauvetage et d'assistance.

Par conséquent, ce qui est présenté comme une violation du droit international par l'Union européenne et certains pays occidentaux résulte d'une méconnaissance de ces considérations juridiques et d'une interprétation unilatérale des règles régissant les détroits internationaux.

Esmail Baghaei a déclaré : « L'Union européenne ne peut pas reprocher à l'Iran de se préoccuper uniquement du prix du carburant, alors qu'elle sait que les États-Unis sont à l'origine de cette situation».

Il a ajouté : « Nous attendons de l'Union européenne qu'elle prenne position sur la base des faits, et non qu'elle cherche à apaiser les États-Unis».

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SOURCE: FRENCH PRESS TV