L’ambassadeur et représentant permanent d’Iran auprès des Nations unies a déclaré que les attaques américano-israéliennes contre les infrastructures civiles de communication spatiale du pays, perpétrées durant la guerre imposée doivent être considérées comme « actes de terrorisme d’État ».
Dans des lettres adressées ce mercredi 22 avril au secrétaire général de l’ONU et au président actuel du Conseil de sécurité, le représentant iranien, Amir Saïd Iravani a indiqué que les régimes agresseurs avaient délibérément ciblé des centres universitaires de recherches spatiales, l’Institut national de recherches spatiales, l’Institut de recherche sur les systèmes satellitaires, l’Institut de recherches avancées sur le transport spatial et l’Institut de recherche sur la propulsion spatiale, ainsi que le Centre spatial de Mahdasht, de même que les équipements de contrôle au sol des satellites de l’Observatoire Khayyam et 30 stations de transmission terrestres de la Radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB).
Il a ajouté que les centres spatiaux civils touchés par les frappes ennemies sont exclusivement dédiés au progrès scientifique pacifique, à la modernisation des capacités techniques et à l’exploration et à l’utilisation de l’espace à des fins civiles.
M. Iravani a déclaré : « Ces attaques délibérées contre des infrastructures scientifiques et de communication purement civiles constituent des actes de terrorisme d’État et des crimes de guerre. Ces actes représentent une violation flagrante de l’article 2, paragraphe 4, de la Charte des Nations Unies et une violation flagrante du droit international humanitaire. »
« L’attaque contre des installations vitales pour le progrès scientifique et la sécurité publique démontre la véritable intention criminelle des agresseurs », a-t-il souligné.
Par ailleurs, M. Iravani a souligné que les attaques brutales menées par les États-Unis et Israël contre les centres spatiaux civils iraniens contreviennent au Traité de l’espace de 1967, qui stipule la liberté d’explorer et d’utiliser l’espace extra-atmosphérique au profit de tous les États.
Il a également appelé l’ONU à prendre des mesures fermes contre les États-Unis et le régime israélien pour leurs attaques illégales contre les infrastructures spatiales et de communication civiles en Iran.
Le Conseil de sécurité, a-t-il souligné, doit condamner sans équivoque les actes criminels américano-israéliens et prendre des mesures nécessaires pour empêcher la reproduction de tels actes.
L’alliance américano-israélienne a déclenché sa guerre non provoquée contre l’Iran le 28 février par des frappes aériennes. Elle a tué en martyr de hauts responsables et commandants iraniens et attaqué aussi des infrastructures civiles du pays.
En réponse, les forces armées iraniennes ont lancé une centaine de vagues de frappes réussies contre des cibles américaines et israéliennes dans toute la région.
Le 8 avril, quarante jours après le début du conflit, un cessez-le-feu de deux semaines, négocié par le Pakistan, est entré en vigueur, mais le premier tour des négociations entre Téhéran et Washington n’a pas abouti à un accord. Le président américain Donald Trump a par la suite prolongé unilatéralement la trêve, et a déclaré que son administration attendrait une proposition iranienne pour un second tour des négociations à Islamabad, capitale du Pakistan.
Cependant, Téhéran s’est abstenu de s’engager dans un second tour des négociations. En effet, les autorités iraniennes estiment que les exigences excessives de Washington et le blocus naval dans le détroit d’Ormuz sont deux obstacles majeurs à la conclusion d’un accord pour mettre fin au conflit.