TV

La colère éclate après qu'un soldat israélien détruit une statue de Jésus-Christ dans le sud du Liban

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Une photo circulant sur les réseaux sociaux montre un soldat israélien en train de briser la tête d'une statue de Jésus-Christ dans le sud du Liban.

À Debel, dans le sud du Liban, l’indignation est vive face à un acte choquant et moralement inacceptable : un soldat israélien a été photographié en train de frapper une statue de Jésus-Christ.

La photo, largement diffusée sur les réseaux sociaux, montre un soldat israélien, au cours d’une offensive dans le sud du Liban, utilisant une masse pour briser la tête d’une statue de Jésus.

L’armée israélienne a confirmé ce lundi 20 avril, l'authenticité de l'image virale controversée, qui a recueilli plus de cinq millions de vues sur X.

Dans un communiqué, l’armée indique avoir procédé à un examen préliminaire ayant permis de déterminer que la photo montre « un soldat opérant dans le sud du Liban », où les forces israéliennes ont lancé ces dernières semaines une invasion terrestre et des frappes aériennes de grande envergure.

Ce dernier épisode de sauvagerie s’inscrit dans le contexte d'une guerre d'agression non provoquée déclenchée le 28 février par le tandem américano-israélien contre la République islamique.

L'armée israélienne a par ailleurs annoncé l’ouverture d’une enquête et précisé que « des mesures appropriées seront prises conformément aux conclusions de cette enquête ».

L’incident a suscité une vague de réactions indignées

Ironisant sur cet incident, Ayman Odeh, député arabe du Parlement israélien (Knesset), a écrit sur les réseaux sociaux : « Nous attendrons d'entendre le porte-parole de la police affirmer que "le soldat se sentait menacé par Jésus". »

De son côté, Ahmad Tibi, un autre député arabe de la Knesset, a écrit sur Facebook que ceux qui font sauter des mosquées et des églises à Gaza et crachent sur le clergé chrétien dans la ville occupée d'Al-Qods sans être punis n'ont pas peur de détruire une statue de Jésus-Christ et de faire publier sa photo sur les réseaux sociaux.

« Peut-être ces racistes ont-ils aussi appris de Donald Trump à insulter Jésus-Christ et le pape Léon XIV ? », s’est-il interrogé, faisant référence à la récente attaque verbale du président américain contre le pape Léon XIV qui a critiqué Washington au sujet de la guerre d'agression contre la République islamique, ainsi qu’à la publication d’une image générée par IA, désormais supprimée, de lui-même, le représentant sous les traits de Jésus.

Par ailleurs, plusieurs militants, universitaires et écrivains ont également condamné la profanation par le soldat israélien de la statue du Christ, qui se trouvait à la périphérie du village chrétien de Debel, dans le sud du Liban, près de la frontière avec la Palestine occupée.

Les utilisateurs des réseaux sociaux ont également dénoncé le silence international à la suite des attaques perpétrées par des soldats israéliens et des colons extrémistes illégaux contre des sites et des symboles religieux.

« Quand le monde occidental reste silencieux, les racistes vont plus loin », a alerté le député arabe Tibi.

Durant la guerre génocidaire du régime de Tel-Aviv contre la bande de Gaza, les forces israéliennes ont attaqué à plusieurs reprises des sites religieux, notamment des mosquées et des églises.

Le ministère palestinien des Affaires religieuses a confirmé qu’en Cisjordanie occupée des colons ont vandalisé ou attaqué 45 mosquées durant l’année dernière. Selon le ministère, la plupart de ces incidents, qui comprenaient de multiples formes de harcèlement, notamment des crachats, des insultes, du vandalisme et des agressions, ont eu lieu dans la vieille ville d'Al-Qods.

Partager Cet Article
SOURCE: FRENCH PRESS TV