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Téhéran met en garde contre les graves répercussions des provocations américaines dans le golfe Persique et le détroit d’Ormuz

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi (à droite), et son homologue russe Sergueï Lavrov.

Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre les conséquences périlleuses des actions provocatrices des États-Unis dans le golfe Persique et le détroit d’Ormuz, soulignant que de telles manœuvres irresponsables mettent en péril la paix et la sécurité non seulement dans la région, mais dans le monde entier.

Lors d’un entretien téléphonique avec son homologue russe, Sergueï Lavrov, lundi 13 avril, M. Araghchi a lancé un avertissement ferme quant aux conséquences des provocations américaines. Cet avertissement intervient dans un contexte d’escalade de l’agression américaine.

Suite aux récentes menaces du président américain Donald Trump d’imposer un blocus naval à l’Iran, le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a annoncé la mise en place d’un blocus en mer d’Oman et en mer d’Arabie, à l’est du détroit d’Ormuz, à compter de 17h30, heure de Téhéran, lundi.

L’annonce précisait que la mesure s’appliquerait à tout le trafic maritime, quel que soit le pavillon du navire.

L’Iran a catégoriquement rejeté toute tentative illégitime des États-Unis d’ingérence dans ses eaux territoriales.

Les forces armées iraniennes ont averti que toute menace contre les ports du pays entraînerait une riposte régionale plus large, déclarant qu’aucun port du golfe Persique ou de la mer d’Oman ne serait à l’abri si les ports iraniens étaient pris pour cible.

Le lieutenant-colonel Ebrahim Zolfaqari a déclaré lundi dans un communiqué que garantir la sécurité dans ces deux zones maritimes stratégiques est une affaire collective, soulignant que cette sécurité doit concerner soit toutes les parties soit aucune.

Lors d’un entretien téléphonique avec M. Araghchi, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a réaffirmé la position de principe de Moscou, condamnant fermement l’agression militaire américaine et sioniste contre l’Iran.

M. Lavrov a appelé Washington à faire preuve de sérieux dans la poursuite du processus diplomatique visant à rétablir la paix et la sécurité dans la région.

Les deux ministres des Affaires étrangères ont souligné la nécessité de poursuivre les consultations bilatérales et multilatérales et d’exploiter pleinement les capacités diplomatiques afin d’instaurer une paix et une stabilité durables dans la région.

L’Iran a réaffirmé à plusieurs reprises que le détroit d’Ormuz devait rester ouvert à la navigation pacifique, tout en défendant résolument ses droits légitimes contre toute ingérence militaire étrangère illégale.

Téhéran a clairement indiqué que toute tentative d’entraver la liberté de navigation ou d’imposer des blocus illégaux se heurterait à une réponse ferme et décisive de la République islamique.

L’agression illégale américano-israélienne contre l’Iran a débuté le 28 février par des frappes aériennes qui ont assassiné de hauts responsables et commandants iraniens.

La riposte décisive de l’Iran, dans le cadre de l’opération « Vraie Promesse 4 », a notamment consisté en des opérations quotidiennes de missiles et de drones ciblant des positions dans les territoires occupés, ainsi que des bases et des installations militaires américaines dans toute la région.

L’Iran a également bloqué le détroit d’Ormuz aux pétroliers et méthaniers affiliés à ses ennemis et à ceux qui coopèrent avec eux afin de maintenir la sécurité de cette voie maritime stratégique.

Le 8 avril, les États-Unis ont formellement accepté la proposition iranienne en dix points, jetant les bases d’un cessez-le-feu permanent.

Le 12 avril, et en grande partie à cause des exigences excessives formulées par la partie américaine, les délégations iranienne et américaine n’ont pas réussi à parvenir à un accord après plus de vingt heures de négociations à Islamabad, la capitale pakistanaise.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV