Dans un message publié ce vendredi 10 avril sur X, le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Qalibaf, a déclaré qu’un cessez-le-feu au Liban ainsi que le déblocage des avoirs gelés iraniens constituent des conditions préalables au début de négociations avec les États-Unis dans la capitale pakistanaise, Islamabad.
Ces remarques ont été formulées alors que Téhéran et Washington doivent entamer samedi un nouveau cycle de pourparlers à Islamabad, visant à mettre un terme à la guerre lancée le 28 février par les États-Unis et Israël contre la République islamique.
Les négociations interviennent après que les États-Unis et la République islamique d’Iran ont accepté mercredi 8 avril une trêve de deux semaines, obtenue par la médiation du Pakistan, à la suite de l’approbation par Washington d’une proposition iranienne en dix points.
Dans son poste, le président du Parlement iranien a indiqué que deux mesures acceptées par les deux parties, à savoir le cessez-le-feu au Liban et le déblocage des avoirs gelés iraniens, n’avaient pas encore été mises en œuvre.
« Ces deux questions doivent être réglées avant le début des négociations », a précisé M. Qalibaf.
Plus tôt dans la journée de vendredi, une source sécuritaire de haut rang a déclaré à Press TV que les pressions intenses et la menace brandie par Téhéran de se retirer des pourparlers avec les États-Unis à Islamabad avaient contraint Israël à suspendre ses attaques militaires contre la capitale libanaise, Beyrouth.
À la suite de l’agression brutale menée mercredi par le régime sioniste au Liban, la République islamique a exigé la cessation de ces attaques comme condition de sa participation aux discussions avec les États-Unis, toujours selon la même source.
« L’unité du Front de la Résistance n’était pas négociable pour l’Iran », a déclaré la source à Press TV, ajoutant que le déplacement d’une délégation iranienne à Islamabad avait été reporté à plusieurs reprises, en raison de la poursuite des acte d’agression israéliens contre le Liban.
À noter que le régime israélien a mené de vastes attaques à travers le Liban, faisant au moins 303 morts et plus de 1 150 blessés. Le régime a prétendu que son offensive au Liban, lancée en même temps que l’agression américano-israélienne contre l’Iran fin février, n’était pas incluse dans l’accord de cessez-le-feu annoncé par le Pakistan.
Le Premier ministre pakistanais Shahbaz Sharif a publié mercredi un message sur X, affirmant que la République islamique d’Iran, les États-Unis et leurs alliés avaient convenu « d’un cessez-le-feu immédiat partout, y compris au Liban et ailleurs ».
Dans le même esprit, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères chargé des affaires politiques, Majid Takht Ravanchi, a déclaré vendredi que les prochaines négociations avec les États-Unis au Pakistan seraient basées sur la proposition iranienne de cessez-le-feu en dix points. Il a ajouté que l'Iran avait adopté une approche «responsable» concernant cette déclaration.