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Aucune négociation avec les États-Unis sans cessez-le-feu au Liban et déblocage des avoirs iraniens (Qalibaf)

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le président du Parlement de la République islamique d’Iran, Mohammad Baqer Qalibaf.

Dans un message publié ce vendredi 10 avril sur X, le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Qalibaf, a déclaré qu’un cessez-le-feu au Liban ainsi que le déblocage des avoirs gelés iraniens constituent des conditions préalables au début de négociations avec les États-Unis dans la capitale pakistanaise, Islamabad.

Ces remarques ont été formulées alors que Téhéran et Washington doivent entamer samedi un nouveau cycle de pourparlers à Islamabad, visant à mettre un terme à la guerre lancée le 28 février par les États-Unis et Israël contre la République islamique.

Les négociations interviennent après que les États-Unis et la République islamique d’Iran ont accepté mercredi 8 avril une trêve de deux semaines, obtenue par la médiation du Pakistan, à la suite de l’approbation par Washington d’une proposition iranienne en dix points.

Dans son poste, le président du Parlement iranien a indiqué que deux mesures acceptées par les deux parties, à savoir le cessez-le-feu au Liban et le déblocage des avoirs gelés iraniens, n’avaient pas encore été mises en œuvre.

« Ces deux questions doivent être réglées avant le début des négociations », a précisé M. Qalibaf.

Plus tôt dans la journée de vendredi, une source sécuritaire de haut rang a déclaré à Press TV que les pressions intenses et la menace brandie par Téhéran de se retirer des pourparlers avec les États-Unis à Islamabad avaient contraint Israël à suspendre ses attaques militaires contre la capitale libanaise, Beyrouth.

À la suite de l’agression brutale menée mercredi par le régime sioniste au Liban, la République islamique a exigé la cessation de ces attaques comme condition de sa participation aux discussions avec les États-Unis, toujours selon la même source.

« L’unité du Front de la Résistance n’était pas négociable pour l’Iran », a déclaré la source à Press TV, ajoutant que le déplacement d’une délégation iranienne à Islamabad avait été reporté à plusieurs reprises, en raison de la poursuite des acte d’agression israéliens contre le Liban.

À noter que le régime israélien a mené de vastes attaques à travers le Liban, faisant au moins 303 morts et plus de 1 150 blessés. Le régime a prétendu que son offensive au Liban, lancée en même temps que l’agression américano-israélienne contre l’Iran fin février, n’était pas incluse dans l’accord de cessez-le-feu annoncé par le Pakistan.

Le Premier ministre pakistanais Shahbaz Sharif a publié mercredi un message sur X, affirmant que la République islamique d’Iran, les États-Unis et leurs alliés avaient convenu « d’un cessez-le-feu immédiat partout, y compris au Liban et ailleurs ».

Dans le même esprit, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères chargé des affaires politiques, Majid Takht Ravanchi, a déclaré vendredi que les prochaines négociations avec les États-Unis au Pakistan seraient basées sur la proposition iranienne de cessez-le-feu en dix points. Il a ajouté que l'Iran avait adopté une approche «responsable» concernant cette déclaration.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV