Washington envisage de réduire sa présence militaire en Europe après que plusieurs alliés européens ont rejeté la proposition de mobilisation de leurs forces dans la guerre contre l’Iran, rapporte l’agence Reuters.
Un haut responsable de la Maison-Blanche a indiqué que Washington étudiait l’éventualité d’un retrait de ses forces stationnées en Europe, et ce, alors que les jeunes américains pourraient de nouveau être appelés à servir dans l’armée.
Dans un rapport en date du vendredi 10 avril, l’agence Reuters qui cite un responsable américain, révèle que Donald Trump aurait discuté avec ses conseillers de l’option de retirer une partie des troupes américaines présentes au sein de l’Union européenne après que plusieurs alliés européens ont rejeté la proposition de Washington de mobiliser leurs forces dans la guerre illégitime contre l’Iran.
Le président des États‑Unis, comme l'indiquent certains rapports, envisagerait en effet de sanctionner plusieurs pays membres de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), à qui il reproche de ne pas avoir obtempéré avec Washington dans la formation d’une coalition militaire dans le détroit d’Ormuz, notamment en ce qui concerne la fourniture de moyens navals et aériens ; Une initiative que la majorité des alliés des États‑Unis ont rejetée.
Cela survient alors que le magazine Military Times rapporte qu’après près de cinq décennies, les hommes remplissant les critères d’éligibilité aux États‑Unis seront automatiquement inscrits pour le service militaire à partir de décembre 2026.
Selon la publication, une telle mesure rappelle celle mise en place dans les années 1970, pendant la guerre du Vietnam, lorsque les États‑Unis avaient recours à la conscription afin de renforcer leurs forces armées.
Les États‑Unis disposent actuellement d’environ 68 000 militaires actifs répartis dans 31 bases permanentes en Europe, auxquels s’ajoutent près de 12 000 soldats déployés de manière rotative mais également quelque 19 autres installations militaires, rapporte Reuters.
Les forces américaines sont stationnées dans plus d'une dizaine de pays européens, l’Allemagne, l’Italie et le Royaume‑Uni accueillant les contingents les plus importants.
Même si aucune décision, ni plan concret de retrait n’a pour l’instant été arrêté, on notera que la Maison-Blanche avait précédemment indiqué un possible retrait complet des États‑Unis de l’OTAN.