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Trois autres journalistes tués lors de frappes israéliennes distinctes au Liban et à Gaza

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Ghada Dayekh (à gauche), Suzan Khalil (au centre) et Mohammed Samir Washah

Trois journalistes ont été tués lors de la dernière vague de frappes israéliennes ayant visé le Liban, notamment des quartiers civils de la capitale Beyrouth, la vallée de la Bekaa et d’autres régions, ainsi que la bande de Gaza, déjà dévastée par la guerre.

Selon les médias locaux, des raids aériens israéliens distincts menés mercredi 8 avril au Liban ont coûté la vie à Ghada Dayekh, présentatrice de la radio Sawt al-Farah, et à Suzan Khalil, reporter pour la chaîne de télévision Al Manar et la station de radio al‑Nour, deux médias affiliés au mouvement de résistance libanais Hezbollah.

Ces assassinats par Israël surviennent moins de deux semaines après la mort de trois journalistes libanais de renom lors d'une attaque de drone aussi par Tel-Aviv contre le sud du Liban, le 28 mars.

Les médias locaux avaient alors rapporté qu'un drone israélien avait tiré au moins quatre missiles sur une berline circulant à la périphérie de la ville de Jezzine, tuant les trois personnes à bord.

Des sources sécuritaires ont identifié les victimes comme étant Ali Shuaib, Mohammed Fatouni et Fatima Fatouni, correspondants des chaînes de télévision Al Manar et Al Mayadeen.

Le président libanais, Joseph Aoun, a fermement condamné cet acte d'agression commise par le régime israélien, affirmant que Beyrouth examinerait toutes les voies internationales possibles pour mettre fin aux attaques répétées d’Israël visant le territoire libanais.

Le même jour, à Gaza, Mohammed Samir Washah, correspondant de la chaîne d’information qatarie Al Jazeera Mubasher, a été tué par une frappe de drone israéliene visant sa voiture.

Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a condamné la mort de ces journalistes lors d’attaques israéliennes menées simultanément à Gaza et au Liban, appelant à une action internationale urgente et à ce que les responsables rendent des comptes.

« Il ne s’agit pas de tragédies isolées ; elles témoignent d’un manquement systématique au respect des protections les plus élémentaires que le droit international accorde aux journalistes civils », a déclaré Sara Qudah, directrice régionale du CPJ, dans un communiqué.

Elle a ajouté que, sans véritable reddition de comptes, ces attaques se poursuivraient et s’intensifieraient.

Cela survient dans un contexte d’intensification des bombardements israéliens au Liban, malgré un cessez‑le‑feu entre les États‑Unis et la République islamique d’Iran censé suspendre les hostilités régionales, notamment les attaques contre le Hezbollah.

Selon le CPJ, la guerre à Gaza est devenue le conflit le plus meurtrier jamais enregistré pour les journalistes, avec au moins 260 morts depuis octobre 2023, date à laquelle le régime sioniste a déclenché sa guerre génocidaire contre la bande côtière.

Au Liban, plusieurs journalistes ont également été tués ces dernières semaines, dans un climat d’escalade régionale marqué par le déclenchement, le 28 février, d’une vaste campagne militaire menée par les États‑Unis et Israël contre la République islamique.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV