Sur fond de l’échec de l’armée américaine et du refus de ses alliés de l’assister dans son agression contre l’Iran, le président américain Donald Trump a annoncé avoir l’intention de reporter d’un mois sa visite tant attendue en Chine prévue pour le début avril.
Selon Reuters, lors d’un entretien avec les journalistes à la Maison Blanche, Donald Trump a déclaré qu’il avait demandé le report d’un mois ou de plus de sa visite en Chine.
Ses propos interviennent alors que l’impuissance de l’armée américaine dans sa guerre contre l’Iran et l’absence du soutien des alliés sont à la une des médias internationaux.
La chaîne Al Jazeera a rapporté que Trump avait mis sous pression la Chine pour qu’elle adhère à une alliance censée assurer la sécurité du détroit d’Hormuz. Pourtant, Pékin a, à maintes reprises, condamné l’agression américano-israélienne contre l’Iran qui a perturbé le transport maritime.
L’ambassade de Chine à Washington ne s’est pas encore exprimée sur ce sujet, selon Reuters. La demande de Trump d’ajourner sa visite programmée du 3 mars au 2 avril en Chine pour rencontrer le président Xi Jinping, témoigne du fait que la guerre avec l’Iran a compromis son agenda de politique étrangère.
Ce retard peut même accentuer les tensions entre Washington et Pékin, car la crise en Asie de l’Ouest s’est rajoutée à d’autres différends entre les deux grandes puissances économiques mondiales, dont la guerre commerciale et l’affaire taïwanaise.
Donald Trump a appelé de nombreux pays, dont la Chine, à coopérer pour assurer la sécurité des navires pour traverser le détroit d’Hormuz, une voie maritime par laquelle passe quotidiennement un cinquième du pétrole mondial.
Ce faisant, Reuters citant une source bien informée, a affirmé qu’après la prochaine visite du président Donald Trump en Chine, les États-Unis approuveraient l’octroi d’un grand paquet d’armements à Taïwan.
Lors d’un entretien téléphonique en février dernier, le président Xi Jinping avait dit à son homologue américain Donald Trump que Washington devait agir avec « précaution » concernant la vente d’armes à l’île.