Les ambassadeurs de la Grande-Bretagne et de la France ont été convoqués au ministère russe des Affaires étrangères après les frappes de missiles franco-britanniques contre la ville russe de Briansk. Moscou considère cette attaque comme une « provocation délibérée visant à saper l'intensification des efforts en vue d'un règlement pacifique » de la guerre en Ukraine.
Vendredi 13 mars, l'ambassadeur de Grande-Bretagne à Moscou Nigel Casey ainsi que l'ambassadeur de France à Moscou Nicolas de Rivière ont été convoqués au Ministère russe des Affaires étrangères. Une protestation résolue leur a été exprimée concernant la frappe menée par les forces armées ukrainiennes le 10 mars contre Briansk à l'aide de missiles de croisière fabriqués par le consortium franco-britannique MBDA.
« Il est évident pour nous que le tir de missiles sur Briansk n'aurait pas été possible sans la participation de spécialistes britanniques et français à sa préparation ni sans la transmission de renseignements » à Kiev, a dénoncé le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.
« En cas de poursuite de la complicité de Londres et de Paris dans les crimes de guerre du régime de Kiev, ce sont précisément ces capitales européennes qui porteront la responsabilité des conséquences destructrices du conflit armé et de l'escalade des tensions », a averti Moscou.
L'Ukraine avait tiré, mardi, sept missiles Storm Shadow sur Briansk, une ville de 400 000 habitants située dans une région frontalière, faisant sept morts et plus de 40 blessés. Kiev affirme avoir visé une usine fabriquant des semi-conducteurs et des microprocesseurs à usage militaire tandis que les autorités russes rapportent qu’un quartier d'affaires, des immeubles d'habitation, des entreprises commerciales et industrielles et des magasins ont été touchés lors de cette frappe.
Le ministère russe a assuré vendredi considérer cette attaque comme une « provocation délibérée visant à saper l'intensification des efforts en vue d'un règlement pacifique » de la guerre en Ukraine, alors que Washington a proposé de nouvelles négociations la semaine prochaine.
Moscou a indiqué exiger de la France et du Royaume-Uni qu'ils « condamnent fermement et sans ambiguïté » la frappe ukrainienne sur Briansk.