L’Iran a dénoncé l’inaction « catastrophique » du Conseil de sécurité de l’ONU face aux attaques meurtrières perpétrées au Liban par le régime israélien, qui violent l’accord de cessez-le-feu de 2024.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a fermement condamné ce vendredi 27 février les frappes aériennes israéliennes au Liban, notamment les récentes attaques contre la vallée de la Bekaa dans l’est du pays.
Il a appelé le Conseil de sécurité de l’ONU à remplir ses obligations en matière de maintien de la paix et de la sécurité internationales et à prendre des mesures urgentes face à la violation par Israël de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Liban.
Il a dénoncé comme étant « catastrophiques » le silence et l’inaction persistants du Conseil de sécurité face aux violations et aux crimes israéliens.
Baghaï a également tenu les États-Unis et la France, en tant que garants de l’accord de cessez-le-feu, pour responsables des violations en cours.
Ses déclarations interviennent après que des avions de combat israéliens ont mené au moins 13 frappes aériennes sur la vallée de la Bekaa au Liban jeudi, tuant une personne et en blessant 29 autres.
Le ministère libanais de la Santé a annoncé qu’un « garçon syrien de 16 ans a été tué » près de Baalbek.
Les attaques ont ciblé Shmestar, Boudai, Harbata ainsi que les montagnes Hermel et Nabi Chit, selon l’Agence nationale de presse (NNA) libanaise.
Les raids aériens ont également endommagé plusieurs magasins du « souk de Baalbek » à Tallet al-Ajami.
En octobre 2023, Israël a lancé des frappes contre le Liban, qui se sont intensifiées pour devenir une véritable guerre en septembre 2024. Selon le ministère libanais de la Santé, entre le 8 octobre 2023 et le cessez-le-feu de novembre, le régime israélien a tué 4 000 citoyens libanais et en a blessé au moins 17 000 autres, en majorité des femmes et des enfants.
Aux termes d’un accord de trêve, les forces israéliennes devaient se retirer du sud du Liban avant janvier 2025. Cependant, ce retrait n’a été que partiel, une présence militaire se maintenant à cinq postes-frontières.
Les violations du cessez-le-feu par Israël ont fait des centaines de morts et de blessés libanais.