Au troisième cycle de négociations nucléaires indirectes avec les États-Unis, la délégation iranienne a présenté une proposition censée lever tous les prétextes de Washington concernant le programme nucléaire pacifique de l'Iran; si elle est rejetée cela signifie le manque du sérieux de la partie américaine.
La proposition a été transmise à la partie américaine via le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr Al-Busaidi, médiateur des négociations, a précisé l'envoyé spécial de l'IRNA à Genève qui n'a pas donné pourtant de détails sur cette proposition.
Le rejet de cette proposition par la Maison Blanche confirmerait les soupçons initiaux selon lesquels les États-Unis ne prennent pas la diplomatie au sérieux. Washington prouverait ainsi qu'il ne fait que des gestes diplomatiques.
Les négociateurs iraniens et américains tiennent ce jeudi un troisième cycle de pourparlers indirects au consulat général d'Oman à Genève, au sujet du programme nucléaire pacifique de la République islamique d'Iran.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, qui est arrivé à Genève mercredi, dirige la délégation iranienne tandis que la délégation américaine est conduite par l'envoyé spécial des États-Unis, Steve Witkoff, et le gendre du président Donald Trump, Jared Kushner.
Avant les pourparlers, le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, et le ministre omanais des Affaires étrangères se sont rencontrés pour discuter des questions techniques liées au programme nucléaire iranien.
Lors d'une réunion de 90 minutes avec son homologue omanais mercredi, M. Araghchi a réitéré les positions et les considérations de l'Iran concernant un éventuel accord avec les États-Unis sur l'allègement des sanctions et les questions nucléaires.
Il a aussi alerté sur des « informations non fiables » qui avaient été diffusées par certains médias suggérant les termes supposés d'un accord potentiel, les qualifiant de « simples spéculations médiatiques ».
Il a ajouté que des cercles affiliés au régime israélien, ainsi que des faucons de la Maison Blanche, avaient ouvertement diffusé des spéculations dans le but d'influencer les décideurs politiques américains.
Dans un message publié dimanche sur son compte X, le président iranien Massoud Pezeshkian a salué un signal « encourageant » dans les pourparlers indirects avec les États-Unis, tout en exprimant la disposition du pays à envisager « tout éventuel scénario ».
« Les récentes négociations [avec les États-Unis] ont donné lieu à un échange de propositions concrètes et ont apporté des signaux encourageants », a déclaré le président Pezeshkian.