TV
Infos   /   A La Une   /   Moyen-Orient   /   Afrique   /   L’INFO EN CONTINU

Le Somaliland offre minerais et bases militaires aux États-Unis

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le Somaliland occupe une position stratégique à l’entrée du détroit de Bab-el-Mandeb, entre la mer Rouge et le golfe d'Aden, l’un des corridors commerciaux les plus fréquentés au monde reliant l’océan Indien au canal de Suez. ©AFP

Le Somaliland offre aux États-Unis un accès minier exclusif et des bases militaires en quête de reconnaissance

Les responsables de la région séparatiste du Somaliland ont proposé à Washington l’exploitation de ses ressources minières et l’établissement de bases militaires sur ce territoire, en échange d’obtenir une reconnaissance internationale qui lui fait toujours défaut.

Khadar Hussein Abdi, le ministre de la présidence, a déclaré que le Somaliland était prêt à accorder aux États-Unis un droit exclusif d’accès à ses mines ainsi que la possibilité d’y implanter des installations militaires.

« Nous sommes prêts à accorder aux États-Unis le droit d’accéder aux mines et d’y établir des bases militaires », a-t-il affirmé, précisant que cette mesure visait à obtenir l’aval de la communauté internationale.

Le président somalilandais Abdirahman Mohamed Abdullahi avait déjà laissé entendre ces dernières semaines qu’un accès privilégié aux ressources minières pourrait être accordé à Israël. « Nous pensons que nous nous mettrons d’accord sur quelque chose avec les États-Unis », a poursuivi Khadar Hussein Abdi lors d’un entretien réalisé samedi après-midi, alors que Washington possède une base navale à Djibouti, voisine de Somaliland.

Cette mesure intervient dans un contexte tendu, marqué par la décision du régime israélien de reconnaître le Somaliland comme État indépendant au début de l’hiver. En retour, le Somaliland a officiellement reconnu Israël, une décision qui a déclenché une vague de condamnations arabes et internationales.

L’Égypte, la Jordanie, Djibouti, l’Arabie saoudite et la Turquie, ainsi que vingt autres pays d’Asie de l’Ouest et d’Afrique, ont signé une déclaration commune rejetant cette reconnaissance et réaffirmant leur attachement à l’unité de la Somalie et au respect du droit international.

Djibouti et Somaliland se trouvent à l'entrée du détroit de Bab el-Mandeb entre la mer Rouge et le golfe d'Aden, l'une des voies commerciales les plus fréquentées au monde, reliant l'océan Indien au canal de Suez.

Le ministre des affaires présidentielles, Khedr Hussein Abdi a été interrogé sur la possibilité d'accorder à Israël une base militaire sur le territoire somalilandais, et il a répondu que « rien n'est exclu » dans le cadre d'une « partenariat stratégique » entre les deux parties qui serait signé « bientôt ».

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar (à gauche), rend visite au président autoproclamé du Somaliland, Abdirahman Mohamed Abdullahi, à Hergeisa, le 6 janvier 2026.

Des analystes estiment que ce rapprochement serait dû à la position du Somaliland envers le Yémen, où le mouvement populaire Ansarallah a lancé des attaques contre Israël après le déclenchement en octobre 2023 de la guerre génocidaire israélienne contre la bande de Gaza, et dans le cadre des tentatives israéliennes concernant le déplacement forcé des Gazaouis.

Selon des sources concordantes, le ministre israélien des Affaires étrangères a mené des consultations politiques et sécuritaires lors de sa première visite dans la région. Ces discussions porteraient sur l’utilisation potentielle de certaines zones du Somaliland à des fins militaires, à savoir l’établissement de bases militaires, dans le cadre d’un accord bilatéral.

 

Partager Cet Article
SOURCE: FRENCH PRESS TV