Le mouvement de résistance palestinien Hamas a rejeté vendredi les accusations israéliennes selon lesquelles une frappe menée contre le camp de réfugiés palestinien d’Aïn al-Héloué, dans le sud du Liban, visait l'un de ses centres de commandement. Il a qualifié cette attaque de « crime contre des civils » et de violation de la souveraineté libanaise.
Dans un communiqué, le Hamas a fermement condamné l’attaque, la qualifiant d’« agression brutale » de l’armée israélienne contre le camp situé dans la ville de Saïda, et a précisé que la frappe avait causé des morts et des blessés parmi les civils.
« Cibler un camp abritant des milliers de réfugiés palestiniens et densément peuplé constitue une escalade dangereuse et un mépris flagrant des lois et normes internationales », peut-on lire dans le communiqué.
Le Hamas a démenti les accusations israéliennes, selon lesquelles le site visé aurait été une installation de la Résistance palestinienne, qualifiant ces allégations de « prétextes infondés ne résistant pas aux faits ». Il a précisé que le bâtiment ciblé appartenait à une force de sécurité conjointe, chargée de maintenir l’ordre et la stabilité à l’intérieur du camp.
Il a tenu le régime israélien pour pleinement responsable des conséquences de cette frappe et a appelé la communauté internationale, ainsi que les pays arabes et musulmans, à agir de toute urgence afin de mettre fin aux attaques en cours et d’assurer la protection des Palestiniens « où qu’ils se trouvent ».
Plus tôt, deux personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées dans une frappe de drone israélienne contre le camp, selon le Croissant-Rouge palestinien à Aïn al-Héloué.
L'Agence nationale d'information libanaise (NNA) a indiqué que la frappe avait touché le quartier de Hittine, à l’intérieur du camp densément peuplé, causant des dégâts matériels au bâtiment ciblé ainsi qu’aux structures avoisinantes.
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Cette frappe fait suite à une attaque similaire menée en novembre 2025 dans le même secteur, qui avait fait au moins 13 morts et plusieurs blessés. À l’époque, l’armée israélienne avait prétendu que l’attaque visait des membres du Hamas à l’intérieur du camp.
Le Hamas avait alors dénoncé une « agression brutale » contre des civils, soulignant que la frappe israélienne avait ciblé un groupe d’adolescents sur un terrain de sport à ciel ouvert.
Cette nouvelle attaque intervient dans un contexte de violations répétées par Israël de l’accord de cessez-le-feu conclu en novembre 2024, qui a fait des centaines de morts et de blessés parmi les Libanais.