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Le président libanais condamne la pulvérisation par Israël de pesticides toxiques sur les terres frontalières du sud du pays

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le président libanais Joseph Aoun. (Reuters/File)

Face à la nouvelle incursion du régime israélien dont les avions ont pulvérisé dimanche des substances toxiques sur des terres agricoles dans plusieurs régions dans le sud du Liban, la réaction du président Michel Aoun a été immédiate : il s’agit d’une violation flagrante de la souveraineté et une menace directe pour l’environnement et la santé publique. Cela s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes à la frontière, où les violations du cessez-le-feu se multiplient.

Dans un communiqué officiel rendu public ce mercredi 4 février, le chef de l’État libanais a exprimé son vif mécontentement, déclarant avoir ordonné aux agences gouvernementales d’emprunter tous les canaux diplomatiques et juridiques nécessaires pour faire face à cette agression.

Cet incident s’inscrit dans la « continuité des attaques israéliennes répétées contre le Liban et son peuple ».

La communauté internationale et les organisations compétentes des Nations Unies doivent agir et remplir leurs responsabilités pour mettre fin à ces pratiques dangereuses qui ciblent les terres agricoles, a déclaré le président libanais.

La mission de maintien de la paix des Nations Unies au Liban, connue sous le nom de FINUL, a déclaré le 2 février que l’armée israélienne l’avait informée de son intention de pulvériser une « substance chimique non toxique » au-dessus des régions proches de la frontière.

« L’armée israélienne a déclaré que les Casques bleus devaient rester à l’écart ; ce qui les a contraints à annuler plus d’une douzaine d’activités », a indiqué la FINUL.

Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, a déclaré mardi que la FINUL avait suspendu ses opérations pendant neuf heures et qu’elle avait ensuite collaboré avec l’armée libanaise pour prélever des échantillons de la substance pulvérisée afin d’en tester la toxicité.

La FINUL a condamné les « actions délibérées et planifiées » de l’armée israélienne qui ont limité la capacité des Casques bleus à mener à bien leurs activités mandatées et ont mis en danger leur santé et celle des civils.

« Toute activité susceptible de mettre en danger les Casques bleus et les civils est extrêmement préoccupante », a déclaré M. Dujarric lundi. « Nous réitérons notre appel à toutes les parties pour qu’elles respectent pleinement leurs obligations au titre de la résolution 1701 du Conseil de sécurité. »

La résolution 1701 a mis fin à l’offensive militaire israélienne de 33 jours contre le Liban durant l’été 2006 et exige le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Liban. Elle demeure le fondement du cessez-le-feu au Sud-Liban.

Israël et le Liban ont conclu un cessez-le-feu en novembre 2024 après plus d’un an d’attaques dans le contexte de la guerre génocidaire à Gaza. Plus de 4 000 personnes ont été tuées et 17 000 autres blessées.

Aux termes du cessez-le-feu, les forces israéliennes étaient censées se retirer complètement du sud du Liban, mais elles ne se sont retirées que partiellement, maintenant une présence militaire dans cinq avant-postes.

En janvier, le ministère libanais des Affaires étrangères a déposé une plainte auprès de l’ONU, soulignant 2 036 cas de violations du cessez-le-feu par Israël au cours du dernier trimestre 2025.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV