Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, et le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, ont tenu ce mercredi une discussion de haut niveau pour examiner les résultats du dernier cycle de négociations indirectes entre l'Iran et les États-Unis.
Lors d'un entretien téléphonique, les deux responsables ont discuté des mécanismes et des exigences nécessaires à l'élaboration d'un cadre cohérent et structuré pour orienter les futurs efforts diplomatiques, selon un communiqué iranien.
M. Araghchi a exprimé sa reconnaissance envers Rafael Grossi pour sa présence et son rôle lors des pourparlers à Genève, en Suisse.
L'Iran se concentre actuellement sur l'élaboration d'un « cadre initial et intégré » afin de garantir des progrès lors des prochains cycles de dialogue, a-t-il déclaré.
Pour sa part, le directeur général de l'AIEA a dressé un bilan positif des résultats des réunions du 17 février à Genève. Il a réaffirmé la volonté de l'AIEA de coopérer et de fournir un soutien technique aux parties qui s'efforcent de formaliser un projet de document pour le processus de négociation.
Cet appel téléphonique fait suite à une réunion indirecte de trois heures entre Araghchi et les négociateurs américains à Genève, à l'issue de laquelle le chef de la diplomatie iranienne a déclaré que les deux parties s'étaient entendues sur un ensemble de principes directeurs pour ouvrir la voie à de futures négociations.
Les pourparlers de Genève constituent la dernière étape des négociations nucléaires indirectes qui ont débuté le 6 février à Mascate, capitale d’Oman. Araghchi et l'envoyé américain Steve Witkoff dirigent les équipes de négociation.
Les négociations de Genève se sont déroulées dans un contexte de fortes tensions régionales. Selon des responsables américains, Donald Trump, le président des États-Unis, a ordonné le déploiement de troupes supplémentaires dans la région, notamment d’un nouveau porte-avions, des milliers de soldats, des avions de combat et des destroyers lance-missiles.
Fin janvier, Trump a évoqué « une autre magnifique armada » de navires de guerre se dirigeant vers l'Iran et a déclaré que l'échec des négociations entraînerait des conséquences encore « plus traumatisantes » que les frappes de juin 2025 contre les installations nucléaires iraniennes.
Téhéran est prêt à répliquer avec fermeté à toute aventurisme militaire, comme ce fut le cas lors des attaques israélo-américaines de juin 2025. Les frappes de missiles balistiques contre Al Udeid, la base aérienne régionale la plus importante de Washington au Qatar, figurent parmi les faits marquants du dernier conflit.