Les forces navales de la République islamique d’Iran et de la Fédération de Russie mèneront jeudi un exercice naval conjoint en mer d’Oman et dans le nord de l’océan Indien afin de renforcer la sécurité maritime et d’élargir la coopération militaire bilatérale.
Cet exercice conjoint sera organisé par la Première Région Navale de la Marine iranienne dans la ville portuaire de Bandar Abbas, au sud du pays.
Un porte-hélicoptères de la marine de la Fédération de Russie est entré dans les eaux méridionales iraniennes dans le cadre d’une coopération maritime conjointe et a accosté à la première base navale régionale de la marine iranienne.
Le contre-amiral Hassan Maghsoudlou, porte-parole de l’exercice, a déclaré que l’objectif principal de cette manœuvre était de promouvoir la sécurité maritime et des interactions navales durables en mer d’Oman et le nord de l’océan Indien.
Le développement de la coopération maritime conjointe et le renforcement de la coordination dans la planification et l’exécution des opérations combinées figurent également parmi les objectifs clés de l’exercice.
Le contre-amiral Maghsoudlou a souligné que le renforcement de la convergence et de la coordination dans la lutte contre les actions qui menacent la sécurité maritime — en particulier la protection des navires commerciaux et des pétroliers, ainsi que la lutte contre le terrorisme maritime — constituera un axe central de l’exercice.
Il a souligné que cet exercice vise également à approfondir les liens d’amitié, à accroître la coopération régionale en accordant la priorité aux pays voisins et à renforcer le rôle des États de la région pour garantir la sécurité maritime et la sûreté de la navigation.
Cet exercice, comme tous les précédents, témoigne de l’attention que les deux pays portent à l’évolution de la situation en mer d’Oman et dans le nord de l’océan Indien, de leur engagement à renforcer la coopération maritime, à s’opposer à l’unilatéralisme et à soutenir un commerce maritime sûr.
Le capitaine de frégate Alexeï Sergueïev, commandant de la flottille navale russe, s’est dit satisfait de sa présence à Bandar Abbas et a remercié l’Iran pour son hospitalité.
Saluant les relations étroites entre l’Iran et la Russie, Sergueïev a déclaré que le niveau actuel d’interactions et de coopération démontre la capacité à gérer et à résoudre conjointement les défis maritimes et côtiers.
Il a ajouté : « Nous sommes prêts à mener des exercices conjoints dans n’importe quelle région, y compris des exercices spécialisés tels que des opérations de lutte contre le terrorisme maritime qui seront exécutées avec des navires et des bateaux des deux pays. »
Ces démonstrations militaires se déroulent en parallèle des engagements diplomatiques à Genève, où le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a tenu mardi une deuxième série de pourparlers indirects sur le nucléaire avec des envoyés américains.
L’exercice intervient également dans un contexte de forte escalade des menaces américaines et un déploiement massif de leurs forces militaires à proximité et au large des côtes iraniennes. Une posture militaire, ordonnée par le président américain Donald Trump, pour faire pression sur l’Iran. Le jeudi 12 février il a lancé que les négociations avec la République islamique devaient aboutir d’ici un mois menaçant de conséquences « très traumatisantes » en cas d’échec dans la conclusion d’un accord sur son programme nucléaire.
L’Iran a systématiquement rejeté les menaces et la coercition, avec la forte conviction que la diplomatie ne peut aboutir sous la pression ou l’intimidation.
Téhéran reste prêt au dialogue s’il s’agit de négociations justes et fondées sur le respect mutuel, mais toute attaque militaire des États-Unis ou de leurs alliés contre les intérêts du pays entraînerait une riposte rapide et décisive.