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Le droit de l'Iran à l'enrichissement nucléaire est non négociable (Araghchi)

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, prononce un discours lors d'une session de la Conférence des Nations Unies sur le désarmement, à Genève, le 17 février 2026. ©AFP

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que le droit de l’Iran à l’énergie nucléaire pacifique est « inhérent et non négociable », tout en confirmant qu’une « nouvelle fenêtre d’opportunité » s’est ouverte pour la diplomatie avec les États-Unis.

Araghchi a tenu ces propos lors d’un discours prononcé ce mardi 17 février à la Conférence de l’ONU sur le désarmement, quelques minutes après la conclusion d’un deuxième cycle de négociations indirectes avec des responsables américains à Genève.

Pour défendre le programme nucléaire civil de Téhéran, Araghchi a souligné que le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) reconnaît explicitement le droit inaliénable des États de produire et d’utiliser l’énergie nucléaire.

« Ce droit est inhérent, non négociable et juridiquement contraignant », a déclaré Araghchi. « Il n’est soumis à aucune condition politique et ne peut être suspendu ni réinterprété arbitrairement », a-t-il ajouté.

Le ministre iranien des Affaires étrangères a réaffirmé que les armes nucléaires n’ont « aucune place » dans la doctrine de sécurité iranienne, invoquant des préceptes religieux et la doctrine défensive du pays, qui interdit les armes de destruction massive.

Il a toutefois averti que des accords durables ne peuvent être conclus que par le biais d’« engagements mutuels et équilibrés ».

Araghchi a remercié les « pays amis de la région », notamment Oman, d’avoir facilité la reprise des échanges diplomatiques.

« Une nouvelle fenêtre d’opportunité s’ouvre et nous espérons que les négociations aboutiront à une solution durable », a-t-il déclaré. 

Condamnation de l’agression américano-israélienne

Le discours d’Araghchi contenait aussi des critiques acerbes à l’égard des puissances occidentales, et plus particulièrement des États-Unis, pour leur retrait de l’accord de Vienne en 2018 et leur participation à l’agression contre l’Iran en juin 2025.

Araghchi a qualifié les attaques contre les installations nucléaires iraniennes de « crimes de guerre » et a accusé les États-Unis de « collusion avec un État non partie au TNP », une allusion faite à Israël en tant qu’entité non membre du TNP.

Il a par ailleurs condamné ce qu’il a qualifié de « deux poids, deux mesures » concernant les capacités nucléaires d’Israël et ses actions militaires régionales, affirmant que le silence des institutions internationales quant à de telles violations signale une « grave érosion du régime mondial de non-prolifération ».

Le ministre iranien des Affaires étrangères a évoqué ensuite les complexités techniques des inspections qui suivront les frappes militaires de 2025.

Il a souligné avoir eu des discussions techniques lundi avec Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

Araghchi a fait remarquer que les attaques contre des installations protégées étant « totalement inédites », l’Iran et l’Agence travaillent à identifier un « cadre mutuellement convenu » pour les inspections, afin que ce cadre tienne compte de l’état actuel des installations.

Il a enfin exhorté la Conférence du désarmement à surmonter sa « paralysie » persistante et à entamer des négociations sur une convention globale sur les armes nucléaires.

« Le choix qui s’offre à nous est clair : soit nous démantelons les armes nucléaires, soit elles finiront par nous démanteler », a-t-il averti. 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV