Le deuxième tour des négociations nucléaires indirectes entre l'Iran et les États-Unis s'est ouvert au consulat général d'Oman à Genève, en Suisse.
Comme lors des sessions précédentes, l'ordre du jour sera exclusivement axé sur la question nucléaire et la levée des sanctions économiques arbitraires imposées par les États-Unis.
La République islamique reste ferme sur la préservation de son programme d'enrichissement d'uranium à des fins pacifiques.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, préside la délégation iranienne. Il est accompagné de son vice-ministre des Affaires politiques, Majid Takht-Ravanchi, de son vice-ministre des Affaires juridiques et internationales, Kazem Gharibabadi, de son vice-ministre des Affaires économiques, Hamid Ghanbari, ainsi que du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï.
Des experts techniques, juridiques et économiques font également partie de l’équipe de négociation iranienne. Dès son arrivée à Genève, M. Araghchi a précisé sur les réseaux sociaux qu'il était totalement exclu de menacer Téhéran afin de le contraindre à se soumettre.
Il a également affirmé qu'il s'était rendu à Genève avec des « idées concrètes » pour parvenir à un accord juste et équilibré.
Lundi, à la veille des négociations, M. Araghchi a rencontré Rafaël Grossi, directeur général de l'Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), à Genève.
Selon le ministère iranien des Affaires étrangères, les deux responsables ont discuté de questions techniques liées à la coopération de Téhéran avec l'AIEA dans le cadre de l'accord de garanties, ainsi que de la loi du Parlement iranien qui conditionne la collaboration avec l'agence à la réalisation des droits de l'Iran, y compris la sécurité de ses installations nucléaires.
Les points de vue techniques de l'Iran concernant les négociations indirectes avec les États-Unis ont également été abordés lors de cette réunion.
Rafaël Grossi a précisé sur son compte X qu’il avait mené des « discussions techniques approfondies » avec M. Araghchi, ajoutant que cette rencontre avait eu lieu « en préparation des négociations importantes prévues pour demain à Genève. »
Le Sultanat d’Oman devrait continuer à jouer son rôle d’intermédiaire dans les négociations indirectes. Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a également tenu une réunion lundi avec son homologue omanais, Sayyid Badr Al Busaidi, à Zurich, où il a évoqué les principaux points et axes de la stratégie de négociation iranienne.
Lors de sa visite à Genève, le chef de la diplomatie iranienne participera également à la Conférence sur le désarmement pour y prononcer un discours.