Lors d’une rencontre avec la présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Mirjana Spoljaric Egger, qui a eu lieu ce lundi à Genève en Suisse, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a estimé que « la communauté internationale a la responsabilité de s’opposer aux violations flagrantes et continues du droit humanitaire par le régime israélien en Asie de l’Ouest ».
Le ministre iranien des Affaires étrangères se trouve à Genève pour participer à un deuxième cycle de négociations nucléaires indirectes avec les États-Unis.
Tous les pays doivent déployer des efforts sérieux pour sauvegarder les principes du droit international humanitaire. « Le régime israélien et les États-Unis, a-t-il déclaré, ont clairement violé les droits de l’homme en tuant des Iraniens et en frappant des sites civils et des infrastructures lors de l’agression militaire de juin 2025. »
« Il incombe aux Nations Unies et aux organismes internationaux compétents, notamment au CICR, de prendre une position claire à cet égard », a déclaré M. Araghchi.
Pour sa part, Mme Spoljaric a déclaré que le CICR était prêt à améliorer sa coopération avec l’Iran, en particulier avec le Croissant-Rouge iranien.
Elle a également souligné la nécessité pour tous les pays de s’efforcer d’approfondir leur respect des règles du droit international humanitaire.
Au cours de cette réunion, les deux parties ont discuté des questions de droit international humanitaire et de la coopération entre l’Iran et le CICR.
En juillet 2025, le représentant du CICR en Iran, Vincent Cassard, s’est rendu à la prison d’Evin à Téhéran après le raid aérien du régime israélien qui y a fait 79 morts. M. Cassard s’est dit choqué par l’ampleur de l’attaque, qu’il a qualifiée de violation du droit international.
Il a déclaré que le CICR surveille l’application du droit international humanitaire, qui interdit strictement toute attaque contre les civils et les infrastructures civiles, y compris les prisons.
Abbas Araghchi est arrivé dimanche soir à Genève, à la tête d’une délégation diplomatique et technique. Ce lundi matin, il a rencontré Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’Énergie atomique (AIEA). À cette occasion, les positions techniques de l’Iran concernant les négociations nucléaires indirectes entre l’Iran et les États-Unis ont été exposées.
Selon le programme communiqué, il participera demain (mardi), en plus du deuxième cycle des négociations nucléaires, à une rencontre avec le ministre suisse des Affaires étrangères.
Un discours à la Conférence du désarmement des Nations Unies figure également parmi les temps forts de cette visite.