Ce samedi 14 février, la capitale française a été le théâtre de manifestations pro-palestiniennes en soutien à la population de la bande de Gaza, ravagée par la guerre menée par Israël depuis plus de deux ans.
Les manifestants ont exigé la levée du blocus de la bande de Gaza afin que les biens essentiels puissent atteindre les Palestiniens. Ils ont également demandé une attention internationale pour les populations opprimées de Gaza.
Ce rassemblement, organisé par le Collectif national pour une paix juste et durable en Palestine (CNPJDPI), appelait par voie de communiqué à se mobiliser partout en France autour du mot d’ordre « Solidarité avec le peuple palestinien ».
Le collectif dénonçait la poursuite des bombardements et des restrictions imposées à l’aide humanitaire, évoquant des conditions de vie « sous des tentes ou abris de fortune » pour une population déplacée et exposée aux rigueurs de l’hiver.
Le cortège est parti de la place de la Nation vers 14 heures, dans le calme, rassemblant militants associatifs, syndicaux et représentants de formations politiques de gauche.
Les participants ont hissé des banderoles et des pancartes portant notamment les inscriptions : « L’accès complet et sans restriction à Gaza de l’aide humanitaire » et « Le retrait complet des troupes israéliennes ».
Le communiqué affirme que « la population palestinienne de la bande de Gaza continue de subir les attaques incessantes de l’armée israélienne, qui ont fait plus de 500 morts depuis le cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre 2025, dont 32 personnes dans la seule journée du 30 janvier ».
Il dénonce également la poursuite de l’occupation d’une partie du territoire et les entraves à l’entrée des camions d’aide, accusant Israël de priver la population de biens essentiels.
Les organisateurs exigent « la fin de l’occupation, de la colonisation et de l’apartheid » ainsi que « la libération des prisonniers politiques palestiniens ». Ils réclament aussi « des sanctions contre Israël ».
Pour rappel, la Cour internationale de Justice (CIJ) a ordonné le 26 janvier 2024 des mesures conservatoires à Israël dans le cadre de la procédure engagée par l’Afrique du Sud au titre de la Convention sur le génocide, jugeant plausible le risque de génocide et exigeant notamment la prévention d’actes prohibés ainsi que la garantie de l’acheminement de l’aide humanitaire.
La Cour pénale internationale (CPI) a, de son côté, délivré des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et l’ancien ministre des Affaires militaires Yoav Gallant pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité à Gaza.
Les forces israéliennes ont tué plus de 70 000 personnes dans la bande de Gaza, selon les agences onusiennes, pour la plupart des femmes et des enfants. Les destructions massives d’infrastructures civiles, les déplacements forcés et l’effondrement du système sanitaire ont conduit les agences des Nations unies à alerter sur un risque aigu de famine.