Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a exprimé sa vive préoccupation et condamné la récente décision d'Israël d'autoriser des mesures facilitant l'expansion des colonies et renforçant son contrôle administratif et coercitif sur la Cisjordanie occupée.
M. Guterres a tenu ces propos ce lundi 9 février, à la suite des condamnations similaires des pays de la région qui ont dénoncé cette décision israélienne, qu'ils ont qualifiée de « pas vers l'annexion du territoire occupé ».
Ces mesures, approuvées par le cabinet du régime israélien le 8 février 2026, comprennent l'assouplissement des restrictions imposées aux colons juifs souhaitant acquérir des terres en Cisjordanie, la déclassification des registres fonciers de Cisjordanie afin de faciliter l’acquisition de terres et l'extension des pouvoirs coercitifs israéliens dans les zones A et B, traditionnellement sous juridiction palestinienne en vertu des accords d'Oslo.
Les responsables palestiniens estiment pour leur part que ces mesures accélèrent l'annexion de facto, violent le droit international et compromettent les perspectives d'une « solution à deux États ».
Par la voix de son porte-parole Stéphane Dujarric, Antonio Guterres a réaffirmé que toutes les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée, y compris à Qods-Est, ainsi que le régime et les infrastructures qui y sont associés, sont dépourvus de toute validité juridique et constituent une violation flagrante du droit international et des résolutions pertinentes des Nations Unies.
Il a exhorté Israël à revenir sur sa décision, avertissant que la trajectoire actuelle compromet la viabilité d'une solution négociée à deux États, conforme aux résolutions du Conseil de sécurité et au droit international.
L'Union européenne a, de son côté, condamné cette décision, la qualifiant de nouveau pas vers la mauvaise direction et compliquant davantage les efforts de paix.
L'Organisation de la coopération islamique (OCI) a fermement dénoncé les actions d'Israël, les considérant comme une partie intégrante de sa politique coloniale. Elle les a qualifiées de crime de guerre et de violation grave du droit international et des résolutions de l'ONU.
Plusieurs pays à majorité musulmane – dont l'Arabie saoudite, la Jordanie, l'Égypte, l'Indonésie, les Émirats arabes unis, la Turquie, le Qatar et le Pakistan – ont publié une déclaration commune dans laquelle ils ont condamné ces mesures avec la plus grande fermeté.