TV

Les mineurs détenus placés en détention par l’ICE, victimes de la stratégie migratoire de Trump

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le 29 janvier 2026, à New York, des manifestants tiennent des pancartes avec les photos et les noms d’enfants, Liam Conejo Ramos et Chloe Renata Tipan Villacis, lors d’une mobilisation silencieuse contre l’ICE, dénonçant la politique d’immigration de l’administration Trump. ©ZUMA Press Wire

Aux États-Unis, la police fédérale ne cesse de multiplier les arrestations de familles immigrées, y compris d’enfants parfois très jeunes. En quelques mois, le nombre de mineurs arrêtés et détenus par la police de l’immigration (ICE), a explosé, au mépris des protections juridiques existantes.

Un rapport publié ce samedi 7 février, relayé par Le Point et cité par CNN, affirme que la colère gronde toujours aux États‑Unis à cause des arrestations et des déportations d’enfants vers les centres de détention.

Parmi les cas évoqués figure celui d’Elizabeth Zuna Zuna Caisaguano, arrêtée le 6 janvier alors qu’elle se rendait à l’école, et déportée à plus de 1 900 kilomètres, vers le centre de détention de Dilley, au Texas.

Son père, Luis, racontait à CNN ce jour où il a cru perdre sa fille : « Elle (la mère de la fillette, NDLR) m’a appelé pour me dire qu’elles avaient été arrêtées par l’ICE. Mais elle m’a dit qu’ils allaient la déposer à l’école. J’ai donc pensé que tout allait bien et nous avons raccroché ».

Une heure plus tard, sans nouvelle de sa fille, Luis décide de se rendre à l’école. « Plusieurs membres du personnel attendaient qu’un véhicule arrive pour la déposer. Mais rien n’est arrivé », explique la travailleuse sociale Tracy Xiong. « Durant la matinée, nous avons passé beaucoup d’appels pour localiser l’enfant. L’après‑midi, nous avons appris qu’Elizabeth et sa mère avaient déjà été emmenées au Texas », explique-t-elle.

Cette affaire rappelle celle de Liam Ramos, un garçon de 5 ans, qui a été placé, fin janvier, en détention au Texas avec son père. La photo de son arrestation avait provoqué l’émoi outre‑Atlantique.

Selon Zena Stenvik, directrice de l’école, l’un des agents avait emmené l’enfant pour frapper à la porte de chez lui pour « vérifier si quelqu’un d’autre était présent », l'utilisant ainsi « comme un appât » pour arrêter d’autres membres de la famille.

L’indignation sur les réseaux sociaux et la mobilisation de plusieurs élus démocrates ont contribué à la libération du père et de son fils, mais ce n’est pas le cas pour toutes les familles détenues dans les camps de détention américains.

D’après le rapport de CNN, au moins six autres enfants du même district scolaire ont effectué le même voyage vers le centre de détention de Dilley.

Le département de la Sécurité intérieure dément pourtant cibler « les enfants ou les écoles », prétendant que « l’ICE veille à ce que les familles restent unies ».

Après un mois de détention, Elizabeth et sa mère ont également été relâchées, sans qu’aucune explication ne leur soit donnée. Mais leur combat n’est pas terminé. Cette famille équatorienne a indiqué à CNN qu’il comptait mener leur demande d’asile à son terme. Dans le même temps, une cagnotte GoFundMe a été créée afin d’aider la famille à couvrir les frais liés à cette déportation.

La médiatisation de cette énième affaire ne semble pas améliorer la popularité de l’ICE. Selon un récent sondage YouGov pour CBS News, 61 % des Américains estiment que les moyens déployés par la police de l’immigration sont disproportionnés.

Dans le Minnesota, les manifestations se poursuivent. Car si Tom Homan, l’émissaire de Donald Trump, a annoncé le retrait « immédiat » de 700 policiers, la colère ne s'apaise point.

Après le tollé général soulevé à la suite de la mort de Renee Nicole Good, tuée par balle par un agent ICE, et celle d’Alex Pretti quelques jours plus tard, l’administration Trump a tenté de justifier leurs décès, arguant que ces deux Américains mettaient en danger la police.

Des versions mises à mal par les vidéos des drames circulant massivement sur les réseaux sociaux.

 

Partager Cet Article
SOURCE: FRENCH PRESS TV