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Naïm Qassem a averti que la campagne pour le désarmer visait en réalité à anéantir le Liban

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le secrétaire général du Hezbollah, le cheikh Naïm Qassem, prononce un discours télévisé le 3 février 2026.

Le secrétaire général du Hezbollah, le cheikh Naïm Qassem, a averti que la campagne américano-israélienne visant à désarmer la Résistance au Liban était un prélude calculé à l’anéantissement de la nation libanaise.

S’exprimant lors d’une cérémonie marquant l’anniversaire de la naissance de l’Imam Al-Mahdi, étant en occultation, Naïm Qassem a évoqué la pression croissante exercée par Washington et Tel-Aviv.

Les États-Unis et Israël exercent de fortes pressions sur le gouvernement libanais pour qu’il désarme le Hezbollah, conditionnant la fin de l’occupation israélienne du territoire libanais et la fourniture d’une aide financière à cette mesure.

« Aujourd’hui, nous sommes dans une phase de défense de notre terre, de nos droits et de notre existence même. Nous sommes confrontés à une menace existentielle visant à nous anéantir », a-t-il affirmé.

Il a déclaré que le peuple libanais était confronté à un choix : soit affronter l’occupation, soit s’y soumettre en renonçant à sa souveraineté et à ses terres, et se retourner contre la Résistance.

« Nous devons dire “non” à l’ennemi autant que possible, refuser de nous rendre et l’affronter, car le prétexte de neutraliser sa force n’est qu’un prélude à la fin de notre existence », a-t-il indiqué.

Naïm Qassem a poursuivi en disant qu’Israël ciblait l’ensemble du Liban, et non seulement des régions, des sectes ou des groupes politiques spécifiques. « L’ennemi occupe notre terre, et cette patrie appartient à nous, à nos frères et à nos proches. Nous n’accepterons pas de céder un seul pouce de territoire tandis qu’il attaque une partie de ce territoire, ce qui engage la responsabilité de tous », a-t-il déclaré.

Naïm Qassem a déclaré que le mouvement était prêt à discuter des moyens de confronter Israël avec tous ceux qui croient en la résistance ajoutant : « Quiconque se range du côté de l’ennemi pour nous contraindre à capituler n’agit pas d’un point de vue national, car la souveraineté est une responsabilité nationale collective ».

Israël doit remplir ses obligations

Faisant référence à l’accord de cessez-le-feu de 2024 entre Israël et le Hezbollah, Qassem a déclaré qu’aucune autre mesure n’était requise de la part du Liban et que le comité de surveillance composé de cinq membres devrait plutôt exiger qu’Israël remplissait ses obligations au lieu d’exercer des pressions sur Beyrouth.

Il a exhorté les responsables libanais à expliquer aux envoyés étrangers que « le peuple libanais, qui a sacrifié tant de martyrs et de blessés pour défendre sa patrie et sa souveraineté, ne peut être soumis à des pressions ».

Réagissant aux attaques israéliennes répétées contre le Liban en violation du cessez-le-feu, Naïm Qassem a rejeté l’affirmation d’Israël selon laquelle il ciblerait des combattants du Hezbollah.

Il a accusé Israël de frapper délibérément des zones civiles, notamment Kfar Tebnit et Ain Qana, dans le but de terroriser la population pour la contraindre à se rendre et à abandonner la Résistance. « Lorsque l’ennemi ne parvient pas à cibler les combattants, il s’en prend aux civils, aux habitations et aux municipalités, tuant quiconque se trouve à sa portée », a-t-il averti.

Ailleurs dans son discours, Qassem a déploré que les puissances occidentales continuent de soutenir Israël, tandis que le gouvernement libanais fait pression sur le Hezbollah pour qu’il se plie aux exigences excessives d’Israël.

Il a déclaré que si l’Occident prétend de protéger « la sécurité d’Israël », il permet en réalité une agression accrue afin de préparer le terrain dans le cadre du projet du soi-disant « Grand Israël » du régime de Tel-Aviv,

Qassem a déclaré que la Résistance libanaise avait accumulé 42 ans d’expérience et de succès. En réponse aux menaces, il a averti : « À ceux qui nous menacent en disant que l’ennemi est capable de nous nuire, nous répondons que nous sommes capables de nuire à l’ennemi – mais chaque chose en son temps. »

Il a déclaré que la présence du Hezbollah, du mouvement Amal, des forces nationales issues de diverses confessions et de l’armée libanaise constitue un atout national capable de réaliser des progrès majeurs.

Contribution à la stabilité du Liban

Naïm Qassem a noté que malgré les circonstances difficiles, le Hezbollah continue d’œuvrer à la construction de l’État libanais, citant son rôle dans la facilitation de l’élection du président et la formation du gouvernement.

« Nos ministres œuvrent pour le bien de tout le Liban, tandis que certains ministres entraînent le pays vers la sédition, le plongent dans les ténèbres et agissent comme si le gouvernement n’était qu’un instrument entre les mains de leur parti politique. »

Il a également mis en garde contre certaines forces politiques qui, selon lui, ne visent pas à bâtir l’État, mais plutôt à assouvir des désirs de vengeance en s’attaquant au Hezbollah par des propos injurieux. Qassem a noté que, tandis que la Résistance et ses partisans sont reconnus internationalement comme des symboles de la souveraineté et de la libération, ceux qui se prétendent défenseurs de la souveraineté agissent en réalité selon le diktat des États-Unis.

Dans un appel à l’unité, Naïm Qassem a exhorté ces groupes à se rassembler autour des intérêts nationaux, afin que le peuple libanais puisse s’unir et sortir victorieux des défis actuels.

Il a plaidé pour une action collective fondée sur les principes d’honneur et de souveraineté, en insistant sur la nécessité de mettre fin aux agressions israéliennes, de retirer l’armée israélienne des territoires occupés, de libérer les prisonniers et de reconstruire le pays.

L’Iran est capable de vaincre les États-Unis et Israël

Dans son discours, Qassem a déclaré que l’Iran était capable de vaincre les États-Unis et Israël alors que les tensions entre Téhéran et Washington s’intensifient, notamment en raison des menaces répétées de l’administration américaine concernant une éventuelle intervention militaire.

Ces dernières semaines, à la suite de troubles et d’émeutes survenus dans plusieurs villes de l’Iran et soutenus depuis l’étranger, le président américain Donald Trump a multiplié les menaces de nouvelles agressions contre l’Iran. Début janvier, il avait notamment averti qu’il attaquerait le pays si des manifestants qu’il présentait comme « pacifiques » venaient à être pris pour cible.

Les autorités iraniennes ont critiqué les médias occidentaux pour avoir diffusé de fausses informations sur le nombre des victimes afin d’accuser le gouvernement iranien. Certains rapports occidentaux ont fait état de jusqu’à 30 000 morts à la suite de ce qu’ils décrivent comme des « manifestations pacifiques ».

Cependant, le 21 janvier, la Fondation des martyrs et des anciens combattants de la République islamique d’Iran a présenté une liste d’au moins 3 117 personnes tuées lors de ces émeutes soutenues par l’étranger. Parmi elles, 2 427 civils innocents et des membres des forces de sécurité. Le rapport précise que de nombreux martyrs étaient des passants et des manifestants tués par des éléments terroristes.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV