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France : le marché automobile enregistre une baisse historique

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Le parking des voitures neuves de l’usine Stellantis (Peugeot-Citroën) de La Janais au sud-ouest de Rennes (Ille-et-Vilaine), en mars 2024. ©Ouest-France

Le marché automobile français a poursuivi son déclin en janvier, atteignant un niveau de ventes de voitures neuves inédit depuis quinze ans, à l’exception de la crise des semi-conducteurs en 2022, selon les données publiées dimanche par la Plateforme automobile (PFA).

Au total, 107 157 voitures particulières neuves ont été immatriculées le mois dernier, soit une baisse de 6,55 % par rapport à janvier 2025. Ce chiffre représente environ 7 500 véhicules de moins qu'un an plus tôt, et près de 48 000 de moins qu’en janvier 2019, avant la pandémie de Covid-19.

En 2022, le marché avait été pénalisé par de fortes contraintes d'offre, les constructeurs étant confrontés à des pénuries de composants électroniques essentiels, limitant leur capacité de production.

Dans ce contexte dégradé, les véhicules électriques ont représenté 28 % des immatriculations en janvier, un niveau inédit sur les deux dernières années. Toutefois, ce chiffre ne traduit pas une reprise structurelle, souligne la PFA, qui évoque un segment « ultra-soutenu » dans un marché automobile en déclin.

« Le pic de voitures électriques enregistré en janvier montre l’influence des aides à l’achat et brouille la lecture du marché », a estimé Marie-Laure Nivot, analyste chez AAA Data, citée par Le Figaro. Selon elle, les effets du leasing social ont joué un rôle important en janvier sur le canal des particuliers et devraient se prolonger durant le trimestre avant de s’estomper.

L’électrification des flottes d’entreprises constitue également un facteur de soutien. D’après AAA Data, la Renault 5 arrive en tête des immatriculations électriques, suivie de la Renault Scénic et de la Peugeot 208.

Mi-janvier, le directeur Europe de Stellantis, Emanuele Cappellano, a déclaré au quotidien Les Échos qu'il ne remarquait pas de « demande naturelle » pour les véhicules électriques, estimant que leur développement reposait essentiellement sur des subventions ou des baisses de prix coûteuses pour les constructeurs.

Dans ce contexte, l'Union européenne a renoncé mi-décembre à imposer le tout-électrique d’ici 2035, autorisant la poursuite limitée des ventes de véhicules thermiques ou hybrides, sous strictes conditions de compensation des émissions de CO₂.

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En janvier, les ventes de Stellantis en France ont reculé de 2,7 % par rapport à l’année précédente. Citroën progresse légèrement (+2,8 %), tandis que Peugeot enregistre une nette baisse (-8,2 %). Le groupe Renault affiche une hausse modérée (+1,1 %), portée par la marque Renault (+20,7 %), malgré une chute importante de Dacia (-33,9 %). Toyota, troisième acteur du marché, connaît un recul marqué (-15,5 %).

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SOURCE: FRENCH PRESS TV