En Iran, les estimations sur le coût des dégâts subis par le service d’aide médicale urgente lors des récentes émeutes soutenues par l’étranger tablent sur plus de 2 millions de dollars, a déclaré Mohammad-Jafar Miadfar, chef des services nationaux d’urgence.
Dans un entretien exclusif accordé à Press TV, dimanche 25 janvier, M.Miadfar a fait le détail sur les violences commises par les émeutiers et saboteurs.
« Au total, 219 ambulances et une AmbuBus ont été attaquées et endommagées dans dix centres de secours à travers le pays. Six ambulances ont été entièrement incendiées et mises hors service », a-t-il précisé, ajoutant que vingt autres véhicules faisaient l’objet de réparations majeures et n’étaient pas encore opérationnels.
Aussi, plusieurs ambulances, hors service et non opérationnelles en raison de problèmes liés aux sanctions, ont été partiellement réparés pour reprendre le service, a-t-il expliqué.
Pour être plus précis, a indiqué le docteur Miadfar, les premières estimations qui nous sont parvenues des quatre coins du pays, évaluent à environ 2,14 millions de dollars les dégâts infligés à notre système de soins d’urgence, dont et surtout aux ambulances et centres médicaux. Un bilan qu’il a qualifié de préliminaire et susceptible d’être révisé à la hausse.
Le responsable a notamment mentionné qu’au moins 14 ambulances privées avaient été endommagées dans la seule capitale, Téhéran.
Le bilan des secouristes blessés lors des troubles à Téhéran s’établit à pas moins de 54 ambulanciers paramédicaux, a déploré le responsable, ajoutant que certains d’entre eux avaient subi des brûlures allant jusqu’à 25 à 30 % de leur surface corporelle totale (SCT), tandis que d’autres ont été la cible de jets de pierres ou agressés avec des couteaux et autres armes blanches.
Fin décembre 2025, des difficultés économiques, causées et aggravées par des années de sanctions occidentales, ont déclenché une vague de manifestations pacifiques parmi les commerçants de Téhéran et d’autres villes. Des manifestations dont les autorités ont reconnu la légitimité, mais qui ont fini par dégénérer en violences par des émeutiers. Certains d’entre eux étaient des mercenaires armés, entraînés et recrutés par les services de renseignement américains et israéliens pour inciter à la violence, s’en prendre aux biens publics et tuer les civils et les forces de sécurité.
Vendredi, dans un message sur son compte X, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a défendu les mesures de sécurité adoptées par l’Iran en réaction aux récents troubles soutenus par l’étranger qui ont fait des milliers de morts et causé d’importants dégâts aux biens publics et privés à travers le pays.
Le message énumère une série de destructions à grande échelle : 305 ambulances et autobus, 24 stations-service, 700 supérettes, 300 maisons individuelles, 750 banques, 414 bâtiments gouvernementaux, 794 commissariats de police, 120 centres du Bassidj (force de volontaires iranienne), 200 écoles, 350 mosquées, 15 bibliothèques, 2 églises, 253 stations de bus, 600 guichets automatiques bancaires et 800 automobiles personnelles endommagés ou détruits. Sur le plan humain, le bilan avancé fait état de 3 117 morts, dont 2 427 civils et membres des forces de sécurité, et 690 « terroristes ».