Le ministère iranien des Affaires étrangères a fermement condamné la résolution « interventionniste et irresponsable » du Parlement européen à la suite des récents troubles de nature terroriste survenus dans le pays avec l’appui de l’étranger, affirmant qu’elle reposait sur des allégations infondées et erronées.
Dans un communiqué, le ministère a indiqué que le Parlement européen « manque totalement de légitimité morale en matière de questions relatives aux droits de l’homme, étant donné l’appui apporté par ses membres aux sanctions cruelles imposées à l’Iran et leur complicité avec le régime israélien dans l’agression menée contre la République islamique d’Iran en juin, en violation flagrante des droits de l’homme ».
Le communiqué précise que les auteurs de la résolution du Parlement européen se sont fondés sur des « mensonges » américano-israéliens, ignorant des preuves solides, notamment des images, des enregistrements audio et des rapports de terrain, démontrant que des terroristes liés au régime sioniste avaient transformé des rassemblements pacifiques en émeutes. Ils, note le ministère, ont réitéré une série d’accusations stéréotypées contre les forces de sécurité et les institutions juridiques iraniennes, et ce de manière totalement partiale.
« Toute décision ou prise de position illégale ou interventionniste contre les forces armées de la République islamique d’Iran et les garants de la sécurité du pays entraînera la riposte de l’Iran ; et la responsabilité de toutes répercussions incombera à ceux qui y instiguent », a averti le ministère.
Dans une résolution adoptée jeudi, les membres du Parlement européen ont exprimé ce qu’ils ont décrit comme leur « pleine solidarité » avec les Iraniens, tout en demandant la désignation du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) comme organisation terroriste.
Mohsen Abdelmoumen, analyste politique algérien et Ali Khodabandeh, journaliste et analyste politique depuis Téhéran s’expriment sur le sujet.