Le ministère iranien des Affaires étrangères a fermement condamné la résolution « interventionniste et irresponsable » du Parlement européen à la suite des récents troubles de nature terroriste survenus dans le pays avec l’appui de l’étranger, affirmant qu’elle reposait sur des allégations infondées et erronées.
Dans un communiqué publié ce vendredi 23 janvier, le ministère des Affaires étrangères a déclaré que le Parlement européen « manque totalement de légitimité morale en matière de questions relatives aux droits de l’homme, étant donné l’appui apporté par ses membres aux sanctions cruelles imposées à l’Iran et leur complicité avec le régime israélien dans l’agression menée contre la République islamique d’Iran en juin, qui constituait une violation flagrante des droits de l’homme du peuple iranien ».
Selon le ministère, le silence complice du Parlement européen et de ses dirigeants face à la guerre génocidaire menée par le régime israélien à Gaza et leur indifférence envers les crimes commis dans les rues d’Iran sont « les deux faces d’une même pièce ».
Le communiqué indique que les auteurs de la résolution du Parlement européen se sont fondés sur des « mensonges » américano-israéliens, ignorant des preuves solides, notamment des images, des enregistrements audio et des rapports de terrain, démontrant que des terroristes liés au régime sioniste avaient transformé des rassemblements pacifiques en émeutes. Ils, note le ministère, ont réitéré une série d’accusations stéréotypées contre les forces de sécurité et les institutions juridiques iraniennes, et ce de manière totalement partiale.
Le ministère ajoute que le Parlement européen a adopté une résolution qui non seulement propage des mensonges et déforme la réalité, mais viole aussi de façon flagrante certains des principes les plus importants de la Charte des Nations unies et des règles fondamentales du droit international.
« Le Parlement européen a une fois de plus fait preuve de mépris pour l’État de droit », peut-on lire dans le communiqué.
« Le gouvernement iranien est déterminé à faire respecter les droits fondamentaux du peuple iranien conformément à la Constitution et aux obligations juridiques internationales », ajoute le communiqué, rappelant que le pays a le devoir de préserver la sécurité, l’ordre public et la souveraineté nationale contre tout acte terroriste, menace ou ingérence étrangère.
« Toute décision ou prise de position illégale ou interventionniste contre les forces armées de la République islamique d’Iran et les garants de la sécurité du pays entraînera la riposte de l’Iran; et la responsabilité de toutes répercussions incombera à ceux qui y instiguent », a averti le ministère.
À la fin du mois dernier, les difficultés économiques, causées et aggravées par plusieurs années de sanctions occidentales, ont amené les commerçants à Téhéran et dans d’autres villes du pays, à manifester pacifiquement.
Les autorités ont reconnu la légitimité des revendications des manifestants, mais les manifestations ont été détournées par des émeutiers soutenus par des dirigeants américains et israéliens, qui ont publiquement appelé au vandalisme et au désordre.
Les autorités ont déclaré que certains de ces mercenaires étaient armés, entraînés et recrutés par les services de renseignement américains et israéliens pour inciter à la violence, endommager les biens publics et tuer des civils et des membres des forces de sécurité.
Dans un communiqué publié mercredi 21 janvier, la Fondation des martyrs et des anciens combattants de la République islamique d'Iran a confirmé qu’au moins 3 117 personnes avaient été tuées lors de ces émeutes soutenues par l'étranger. Parmi elles, 2 427 étaient des civils innocents et des membres des forces de sécurité.
Le rapport précise que de nombreux martyrs étaient des passants et des manifestants tués par des éléments terroristes.
Selon un communiqué du Conseil de la sécurité iranien, le pic de violence a été atteint les 8 et 9 janvier, lorsque des assaillants ont perpétré des crimes à la manière de Daech, notamment des décapitations et des exécutions à l’arme blanche, ainsi que par des attaques systématiques contre des bazars, des magasins, des banques, des mosquées, des hôpitaux, des ambulances et d’autres infrastructures publiques.
Dans une résolution adoptée jeudi, les membres du Parlement européen ont exprimé ce qu’ils ont décrit comme leur « pleine solidarité » avec les Iraniens, tout en demandant la désignation du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) comme organisation terroriste.