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Araghchi a fustigé le président ukrainien pour son appel à une agression contre la RII

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le président américain Donald Trump et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky se livrent à une violente dispute dans le Bureau ovale de la Maison Blanche à Washington, le 28 février 2025. (Archives)

Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a vivement critiqué le président ukrainien pour son appel à une agression étrangère contre l’Iran, déclarant que le monde en avait assez des « clowns confus ».

Dans un message publié vendredi 23 janvier sur X, M. Araghchi a fustigé Volodymyr Zelensky pour avoir « ouvertement et sans vergogne » appelé à « une agression américaine illégale contre l’Iran ».

Le chef de la diplomatie iranienne a souligné que de telles attaques s’inscrivaient dans le cadre des violations flagrantes de la Charte des Nations unies, pointant du doigt l'hypocrisie du président ukrainien.

Volodymyr Zelensky « a saigné les contribuables américains et européens à blanc pour remplir les poches de ses généraux corrompus et pour faire face à ce qu’il qualifie d’agression illégale en violation de la Charte des Nations Unies », a-t-il ajouté. « Le monde en a assez des clowns confus, Monsieur Zelensky », a-t-il écrit. 

« Contrairement à votre armée soutenue par l’étranger et infestée de mercenaires, nous, les Iraniens savons nous défendre et n’avons nul besoin de mendier l’aide des étrangers », a-t-il poursuivi.

Ces propos interviennent un jour après que Zelensky a appelé, lors d’une réunion à Davos, les États-Unis à prendre des mesures plus décisives contre l’Iran, moins de deux semaines après le début des émeutes dans le pays.

Les manifestations pacifiques ont commencé fin décembre 2025 par des commerçants du Grand Bazar, à Téhéran et dans plusieurs autres villes pour protester contre des difficultés économiques aggravées par des années de sanctions occidentales.

Les manifestations ont cependant dégénéré en violences et en désordre par des éléments liés aux États-Unis et à Israël bien que les autorités iraniennes aient reconnu la légitimité de certaines revendications.

La Fondation iranienne des martyrs et des anciens combattants a par la suite fait état de 3 117 morts, dont 2 427 civils et membres des forces de sécurité, précisant que de nombreux innocents avaient été tués par des éléments terroristes organisés.

Le Conseil de sécurité iranien a précisé que les violences ont atteint leur paroxysme les 8 et 9 janvier, avec des « crimes de type Daech » — décapitations, coups de couteau et personnes brûlées vives — ciblant notamment des bazars, des magasins, des banques, des mosquées, des hôpitaux, des ambulances et d’autres infrastructures publiques.

L’appel par Zelensky à une agression américaine contre la RII intervient alors que son pays est régulièrement accusé de corruption endémique, même en plein conflit avec la Russie.

Des enquêtes menées par le Bureau national anti-corruption d’Ukraine (NABU) et le Parquet spécialisé anti-corruption ont révélé un vaste système de corruption lié à Energoatom, la société d’État chargée de l’énergie nucléaire, qui aurait détourné près de 100 millions de dollars de pots-de-vin issus de contrats publics. Plusieurs hauts responsables ukrainiens ont été engagés dans l’affaire, entraînant démissions et poursuites pénales.

Des affaires très médiatisées, notamment les accusations de corruption impliquant l'ancien président de la Cour suprême, Vsevolod Kniaziev, continuent d'attirer l'attention nationale et internationale alors que l'Ukraine recherche un soutien occidental continu.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV