Le nombre de cas de rougeole continue d’augmenter aux États-Unis, et particulièrement dans l’État de Caroline du Sud (sud-est) où plus de 600 cas ont été enregistrés depuis l’automne dernier, rapportent mardi les autorités locales.
Sur fond de défiance croissante à l’égard des vaccins, cette maladie grave et très contagieuse a opéré un retour en force dans plusieurs pays développés dont les États-Unis, qui connaissent leur pire épidémie en plus de 30 ans.
Après plus de 2 200 cas recensés et trois morts, dont deux jeunes enfants, en 2025, les contaminations continuent de flamber en 2026. Une crise sanitaire d’ampleur à laquelle le ministre de la Santé de Donald Trump, le vaccinosceptique Robert Kennedy Jr, est accusé de contribuer largement en alimentant les craintes à l’égard du vaccin.
En Caroline du Sud, État de la côte est, 88 nouveaux cas ont été rapportés depuis vendredi, ont indiqué mardi les autorités locales de santé, portant à 646 le nombre de contaminations depuis la détection d’un foyer à l’automne passé.
La majorité des personnes infectées étaient non-vaccinées, ont dit les autorités. Certains cas ont été identifiés dans des écoles mais aussi sur les campus de deux universités.
Des contaminations ont également été rapportées dans huit autres États américains depuis le début de l’année, selon la principale agence sanitaire des États-Unis, les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC). Cette situation fait craindre que les États-Unis ne perdent le statut « de pays ayant éliminé la rougeole », qu’ils avaient acquis en 2000 après avoir éradiqué cette maladie grâce à la vaccination.
L’Organisation panaméricaine de la santé (PAHO) a convoqué la semaine passée les États-Unis et le Mexique, qui fait également face à une recrudescence de la maladie, pour réévaluer leur statut en avril. Elle a déjà retiré en novembre ce titre au Canada, qui a enregistré plus de 5 000 cas en 2025.
La rougeole provoque de la fièvre, des symptômes respiratoires et des éruptions cutanées, et dans certains cas des complications plus graves, comme une pneumonie et une inflammation du cerveau pouvant occasionner des graves séquelles et la mort.