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Le Burkina Faso a déjoué une tentative de coup d’Etat

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le ministre burkinabè de la Sécurité, Mahamadou Sana. ©RTB/Archives

Dans une déclaration officielle diffusée par la télévision publique, le ministre burkinabè de la Sécurité, Mahamadou Sana, a annoncé le 6 janvier la mise en échec d’un projet de déstabilisation prévu pour la nuit du 3 janvier, qui impliquait une série d’assassinats de personnalités militaires et civiles.

Rendant d’abord hommage aux forces de défense et de sécurité, aux volontaires pour la défense de la patrie et aux populations résilientes et patriotes, Mahamadou Sana a salué le rôle déterminant des services de renseignement. « Grâce à leur professionnalisme, le Burkina Faso a déjoué pour la énième fois des tentatives de déstabilisation », a-t-il affirmé.

Dans le détail, Mahamadou Sana a expliqué que le plan prévoyait « une série d’assassinats ciblés » de responsables civils et militaires. La neutralisation du président du Burkina Faso, Ibrahim Traoré, devait intervenir soit lors d’un déplacement à Boutortin, soit par une action visant son domicile. Après cette première phase, les auteurs du complot comptaient mettre hors service la base de drones avant une intervention terrestre de forces extérieures, a-t-il ajouté.

Pour des raisons de confidentialité et afin de ne pas compromettre les enquêtes en cours, le ministre burkinabè de la Sécurité a indiqué que l’identité de toutes les personnes impliquées ne serait pas dévoilée à ce stade. Il a néanmoins désigné « l’acteur principal » de ce complot : l’ancien chef de l’État, le lieutenant-colonel Paul-Henri Damiba, renversé en 2022 et actuellement réfugié au Togo.

Selon les autorités, Damiba aurait eu pour mission de concevoir et planifier les actions, de mobiliser les financements, mais aussi de recruter à la fois des civils et des militaires. Les militaires devaient constituer des groupes opérationnels, tandis que les civils étaient chargés de mobiliser des soutiens afin d’accompagner l’action militaire après son déclenchement.

En outre, le ministre burkinabè de la Sécurité a mis l’accent sur l’origine des fonds ayant servi à préparer cette tentative de déstabilisation. « Une bonne partie du financement provient de la Côte d’Ivoire », a-t-il déclaré, précisant que la dernière opération financière s’élevait à 70 millions de francs CFA. Ces éléments feront l’objet d’un traitement judiciaire, a-t-il poursuivi.

Les interpellations et le démantèlement des réseaux se poursuivent, a ajouté Mahamadou Sana, annonçant que des vidéos d’aveux issues des auditions de certains acteurs clés seront mises à la disposition des médias. Toutes les personnes impliquées seront présentées devant le procureur du Burkina Faso et poursuivies « avec toute la rigueur de la loi ».

S’adressant à la population, il a assuré que la situation est sous contrôle, avant d’appeler les Burkinabè à rester sereins. Mahamadou Sana a notamment mis en garde contre les risques d’instrumentalisation de civils « utilisés naïvement » pour des tâches logistiques ou la transmission de messages.

Enfin, il a lancé un appel à l’unité nationale et à la cohésion sociale, exhortant les populations à faire preuve de discernement dans leurs activités quotidiennes et à signaler tout comportement suspect.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV