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Israël lance des frappes aériennes au Liban, ciblant des villages et un camp de réfugiés

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Cette image montre une frappe israélienne sur le village de Kfar Hatta, dans le sud du Liban, le 5 janvier 2026. ©AFP

Israël a mené une série de frappes aériennes dans le sud et l'est du Liban, violant une fois de plus le cessez-le-feu censé mettre fin à son agression contre la souveraineté du pays du cèdre.

Les forces israéliennes ont lancé lundi des attaques distinctes contre les villes d'al-Manara, dans la région de la Bekaa, et du district de Jezzine, au sud du Liban.

Selon l'armée israélienne, les frappes visaient des sites qu'elle prétend appartenir au Hezbollah et au Hamas. Un porte-parole de l'armée avait déclaré précédemment que des frappes aériennes étaient prévues contre des « infrastructures militaires » dans les villages de Hammara et d'Aïn el-Tineh, dans la vallée de la Bekaa, à l'est du Liban, ainsi qu'à Kfar Hatta et Annan, au sud du pays.

Al Jazeera, citant une source du Hamas, a affirmé que les autorités d'occupation inventent de faux prétextes pour justifier leur agression continue contre le peuple palestinien à Gaza et au Liban.

Cette source a ajouté que les allégations israéliennes concernant la présence d'infrastructures de la Résistance au Liban sont sans fondement et servent de prétexte pour légitimer la poursuite des attaques.

Des sources locales ont rapporté avoir entendu des explosions près du camp de réfugiés d'Aïn al-Hilweh, à proximité de la ville de Saïda, dans le sud du Liban, à la suite d’une frappe aérienne israélienne sur la zone.

L’aviation israélienne a également mené deux frappes aériennes sur le camp d'Aïn al-Hilweh. Les explosions ont été entendues dans les environs.

Aucun autre détail n'a encore été communiqué concernant d'éventuelles victimes ou des dégâts matériels, et des sources locales et militaires ont indiqué que les évaluations sont en cours.

Aïn al-Hilweh, situé près de Saïda, est le plus grand camp de réfugiés du Liban.

Selon l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), il s'agit du plus grand des douze camps de réfugiés palestiniens du pays. Il abrite environ 80 000 personnes, sur les quelque 250 000 réfugiés palestiniens vivant au Liban.

Lundi, une attaque de drone contre une voiture dans le village de Braikeh, au sud du pays, a fait deux blessés, a rapporté le ministère libanais de la Santé.

Cet incident survient au lendemain d'une frappe israélienne qui a touché un véhicule dans la région d'Aïn al-Mizrab, au nord de Bint Jbeil, dans le sud du Liban, et qui a tué deux personnes.

Israël a mené des milliers d'attaques en violation de l'accord de cessez-le-feu signé le 27 novembre 2024, ainsi que de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations Unies, adoptée en 2006.

Aux termes de l'accord de cessez-le-feu, les forces israéliennes devaient se retirer du sud du Liban d'ici janvier 2025, mais le régime refuse de le faire.

Parallèlement, la pression diplomatique s’est intensifiée sur Beyrouth. Le 18 décembre, des responsables français, saoudiens et américains ont rencontré à Paris le commandant des forces armées libanaises afin de discuter d’une feuille de route pour le désarmement du Hezbollah.

Le groupe de résistance a déclaré à plusieurs reprises qu’il ne désarmerait pas tant que les forces israéliennes occuperaient des parties du sud du Liban et continueraient leurs attaques, avertissant que les violations consécutives risquent de faire s’effondrer la trêve déjà fragile.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV