Le Premier ministre irakien Mohammed Chia al-Soudani a salué le rôle « décisif et déterminant » qu’ont joué le général iranien Qassem Soleimani et son compagnon d’armes, le commandant irakien Abu Mahdi al-Mouhandes dans le maintien de la sécurité déclarant que le soutien de l’Iran avait été un élément essentiel de la victoire de l’Irak sur l’organisation terroriste Daech.
S’exprimant lors d’une cérémonie officielle marquant le sixième anniversaire de l’assassinat par les États-Unis des deux commandants à Bagdad, al-Soudani a rappelé combien leur engagement avait été important pour la stabilité régionale.
Il a salué le parcours du général Soleimani, tombé en martyr sur le sol irakien alors qu’il œuvrait pour la sécurité de la région. En évoquant la frappe de drone américaine survenue le 3 janvier 2020 près de l’aéroport international de Bagdad, le Premier ministre irakien a qualifié cet acte de « crime odieux » et de « violation manifeste de la souveraineté nationale ».
Cette attaque s’est produite dans une zone civile, pourtant protégée par le droit international, a précisé le Premier ministre en évoquant la condamnation par les autorités religieuses irakiennes de cette agression brutale.
Ailleurs dans ses remarques il a évoqué la participation inestimable du défunt général Soleimani dans la lutte contre le groupe terroriste Daech.
Al-Soudani a réaffirmé l’engagement de l’Irak à mettre un terme à la mission de la coalition internationale dirigée par les États-Unis, précisant que les forces irakiennes sont prêtes à assumer le contrôle de la base aérienne d’Aïn al-Assad, située dans la province d’Al-Anbar, dans un avenir proche.
En outre, Al-Soudani a mis en lumière d’autres jalons importants pour la souveraineté irakienne, notamment la conclusion du mandat de la Mission d’assistance des Nations Unies pour l’Irak.
Il a lancé un avertissement concernant les tensions régionales actuelles, déclarant que le « régime sioniste » cherche à mettre en œuvre des « plans maléfiques » en Asie de l’Ouest.
Il a affirmé que la sécurité de l’Irak était indissociable de celle de la région et devait être préservée.
« Les commandants ont joué un rôle héroïque »
Le président irakien, Abdel Latif Rachid, a également prononcé un discours lors de la cérémonie. Il a souligné que les deux commandants martyrs avaient pris des mesures décisives pour renforcer la sécurité et la stabilité de l’Irak, jetant ainsi les bases d’une démocratie singulière dans la région.
Il a aussi exprimé sa reconnaissance pour le « rôle héroïque » d’Abou Mahdi al-Mouhandes et pour l’engagement constant du général Soleimani aux côtés du peuple irakien.
« Les actes héroïques des martyrs des forces de sécurité face aux groupes terroristes les mieux équipés constituent aujourd’hui le fondement et les piliers du pays », a-t-il martelé.
Le président Rachid a insisté sur la responsabilité collective de la nation irakienne de se souvenir de ces sacrifices inestimables appelant à préserver la mémoire de ces martyrs afin qu’ils demeurent gravés dans l’esprit des générations futures.
« L’attaque américaine était un acte de terrorisme d’État »
Faleh al-Fayyadh, chef des Forces de mobilisation populaire (Hachd al-Chaabi), a également pris la parole pour condamner l’assassinat des deux commandants, le qualifiant d’acte de terrorisme d’État perpétré par les États-Unis.
Selon ses dires, les combattants de Hachd al-Chaabi et les forces de sécurité irakiennes ont adopté une ligne de conduite cohérente pour défendre la patrie et établir une équation de sécurité de coexistence.
Al-Fayyadh a également plaidé en faveur des armes des forces populaires dans la défense de l’Irak, les qualifiant d’éléments indispensables pour contrer les puissances militaires qui cherchent à cibler les nations souveraines.