TV

Le Venezuela déclare l'état d'urgence après des frappes américaines contre des cibles civiles et militaires

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
De la fumée s'élève à l'aéroport La Carlota après des explosions et le passage d'avions volant à basse altitude à Caracas, au Venezuela, samedi 3 janvier 2026. ©AP

Au moins sept explosions ont secoué Caracas, la capitale du Venezuela, alors que des avions volant à basse altitude ont été détectés dans le ciel au-dessus de la ville ; le gouvernement vénézuélien a dénoncé des frappes coordonnées menées par les États-Unis.

Des explosions et de la fumée ont été signalées, ce samedi 3 janvier, dans la capitale vénézuélienne, Caracas, vers 2 h du matin, heure locale (6 h GMT). Des coupures de courant ont également été constatées aux environs d'une importante base militaire. Des sources locales ont fait part du survol à basse altitude d'avions militaires.

Dans plusieurs quartiers, les habitants se sont précipités dans les rues. On pouvait apercevoir des explosions au loin depuis différents localités de Caracas.

Le Venezuela a déclaré que les forces américaines avaient mené des frappes coordonnées contre des cibles civiles et militaires à Caracas et dans plusieurs autres États, qualifiant l'opération d'acte direct d'agression militaire visant à s'emparer des richesses pétrolières et minières du pays.

Le président Nicolas Maduro a décrété l'état d'urgence à l'échelle nationale, ordonné l'activation complète des plans de défense nationale et autorisé le déploiement de commandements de défense complets dans tout le pays en réponse aux attaques américaines.

Le Venezuela a déclaré qu'il conservait le droit à la légitime défense en vertu de l'article 51 de la Charte des Nations Unies et a appelé les gouvernements régionaux et la communauté internationale à s'opposer à ce qu'il a qualifié d'agression impérialiste.

Les médias américains ont rapporté que le président américain Donald Trump avait donné son feu vert à des attaques directes sur le sol vénézuélien il y a plusieurs jours.

Le président colombien Gustavo Petro a condamné l'attaque et a appelé l'ONU à se réunir immédiatement pour discuter de la question.

« Caracas a été attaquée par des missiles, et le monde doit en être conscient ; le Venezuela est attaqué. L'Organisation des États américains et les Nations Unies doivent se réunir immédiatement », a déclaré le président colombien, Gustavo Petro, dans un message publié sur X.

Depuis août, le Commandement Sud des États-Unis a déployé dans la région des navires de guerre, des sous-marins, des porte-avions, des escadrons de F-35 et environ 15 000 militaires.

Y a été déployé le Groupe aéronaval Douze, qui comprend l’USS Gerald R. Ford, le plus grand porte-avions du monde.

Depuis septembre, l’armée américaine a mené plus de 30 frappes contre des bateaux vénézuéliens, faisant au moins 115 morts.

Les autorités de Caracas ont condamné ces attaques, les qualifiant de démonstration délibérée d’hostilité américaine visant à intimider les pays de la région et à porter atteinte à la souveraineté du Venezuela dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes.

Washington a de son côté prétendu, sans apporter de preuves, que le président vénézuélien Nicolas Maduro dirige le Cartel de los Soles, que les États-Unis ont désigné comme organisation terroriste en novembre 2025.

M. Maduro a déclaré que l’administration du président américain Donald Trump cherchait à le destituer et à s’emparer des ressources pétrolières du pays.

Partager Cet Article
SOURCE: FRENCH PRESS TV