L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a annoncé dimanche 28 décembre que plus de 1 200 personnes avaient été nouvellement déplacées dans les États du Kordofan du Sud et du Kordofan du Nord, dans le sud du Soudan, en raison d’une insécurité croissante.
Dans un communiqué, l'agence onusienne a indiqué que ses équipes de suivi sur le terrain avaient recensé le déplacement de 780 personnes depuis la ville de Dilling, dans le Kordofan du Sud, entre mercredi et vendredi, alors que la situation sécuritaire se dégradait.
La situation dans la région reste par ailleurs hautement tendue et volatile, a ajouté l'organisation, qui affirme suivre de près l'évolution de la situation.
L’agence a également fait savoir que 510 autres personnes avaient été déplacées depuis le village d’Al-Sanjouqi, dans la localité d’Umm Dam Haj Ahmed, au Kordofan du Nord, en raison des conditions sécuritaires.
Les personnes déplacées se sont dirigées vers plusieurs zones situées dans les localités d'Umm Dam Haj Ahmed et de Sheikan, dans le Kordofan du Nord, a précisé l'agence.
Le 18 décembre, l’OIM indiquait que le nombre total de déplacés dans les trois États du Kordofan du Nord, du Sud et de l’Ouest avait atteint 50 445 personnes entre le 26 octobre et le 17 décembre.
Ces trois États sont en effet le théâtre, depuis plusieurs semaines, de violents affrontements entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR), poussant des dizaines de milliers d’habitants à fuir.
Par ailleurs, sur les 18 États que compte le Soudan, les FSR contrôlent les cinq États de la région du Darfour, à l'exception de certaines zones du nord de cette région, sous le contrôle de l'armée. Celle-ci conserve la main sur la plupart des régions des 13 autres États, situés au sud, au nord, à l'est et au centre, y compris la capitale, Khartoum.
Enfin, le conflit qui oppose l'armée soudanaise aux FSR depuis avril 2023 a déjà fait des milliers de morts et provoqué le déplacement de millions de personnes.