Des militants ont placardé des affiches « Recherché » représentant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu sur des bus, dans les rues et sur des sites très fréquentés de Londres, dans le cadre d’une action de protestation visant à dénoncer son rôle dans des crimes de guerre et le génocide liés au conflit à Gaza.
Cette campagne, menée par des militants pro-palestiniens, montre des images de Netanyahu accompagnées de mentions faisant référence à un mandat d’arrêt émis en novembre 2024 par la Cour pénale internationale (CPI), l’accusant de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité commis à Gaza depuis octobre 2023.
La chambre préliminaire de la Cour pénale internationale a émis le 21 novembre des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et son ancien ministre des Affaires militaires Yoav Gallant pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité qui ont été commis dans la bande de Gaza.
« La Chambre a émis des mandats d’arrêt contre deux individus, Benjamin Netanyahu et Yoav Gallant, pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis à partir du 8 octobre 2023 jusqu’au 20 mai 2024 au moins, jour où l’accusation a déposé les demandes de mandats d’arrêt », a déclaré dans un communiqué la CPI, qui siège à La Haye.
La Cour pénale internationale (CPI) affirme détenir des « motifs raisonnables de croire » que Benjamin Netanyahu et Yoav Gallant « portent la responsabilité pénale » pour une série de crimes, notamment :
-Le crime de guerre que constitue l'utilisation de la famine comme méthode de guerre;
-Des crimes contre l'humanité, parmi lesquels des meurtres, des persécutions et d'autres actes inhumains;
-La perpétration d'attaques délibérément dirigées contre la population civile.
L’armée israélienne a tué plus de 71 000 Palestiniens, pour la plupart des femmes et des enfants, à Gaza sur une période de deux ans. Bien qu’un cessez-le-feu soit entré en vigueur le 10 octobre, Israël n’a pas mis fin à ses attaques.
Par ailleurs, les conditions de vie ne se sont pas sensiblement améliorées, car les objectifs convenus concernant l’acheminement de nourriture, d’aide humanitaire, de fournitures médicales et d’abris temporaires dans l’enclave n’ont pas été pleinement respectés.